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Conférence de presse du 7 mai 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/05/07

Q : Selon des sources, la Chine et le Japon ont décidé de tenir leur onzième cycle de consultations de haut niveau sur les affaires maritimes au cours de l'année. Pourriez-vous nous fournir plus de détails sur la date, le lieu et les points de l'ordre du jour des consultations ?

R : La Chine et le Japon ont décidé de tenir leur 11e cycle de consultations de haut niveau sur les affaires maritimes les 10 et 11 mai à Otaru, au Japon, avec la participation de responsables des départements des affaires étrangères, de la défense, de l'application des lois en mer et de la gestion des affaires maritimes, ainsi que d'autres départements des deux pays.

Les consultations de haut niveau constituent un mécanisme général de communication et de coordination sur les affaires maritimes entre les deux parties. Au cours de ce cycle de consultations, la Chine espère un échange de vues complet avec la partie japonaise sur les questions maritimes d'intérêt commun afin de renforcer leur compréhension et leur confiance mutuelles.

Plus de détails sur les consultations seront publiés en temps opportun.

Q : En ce qui concerne les négociations économiques et commerciales avec les Etats-Unis, le Ministère du Commerce vient d'annoncer que le Vice-Premier ministre Liu He se rendra à Washington cette semaine. Et des fonctionnaires américains ont formulé hier de nouvelles critiques, affirmant que la Chine était revenue sur certains engagements substantiels qu'elle avait pris. Quel est votre commentaire à ce propos ?

R : La Chine considère toujours que le respect mutuel, l'égalité et les avantages mutuels sont les prémisses et la base pour conclure un accord. L'augmentation des droits de douane ne résoudra aucun problème. Je dois également préciser que la négociation elle-même est un processus de discussion, donc, il est normal pour les deux parties d'avoir des divergences. La partie chinoise n'esquivera pas les divergences et fera preuve de sincérité à l'égard de la poursuite des consultations.

Q : Une autre question sur les négociations économiques et commerciales. La Chine a déclaré à maintes reprises qu'elle ne négocierait pas sous la menace des Etats-Unis. Dans le contexte où la partie américaine a menacé d'imposer des droits de douane supplémentaires, le Vice-Premier ministre Liu He se rendra à nouveau aux Etats-Unis. Cela signifie-t-il que la Chine a changé de position ou qu'elle ne prend pas la menace au sérieux ?

R : J'ai répondu à des questions similaires hier. Il existe de nombreux précédents similaires à cette dernière menace américaine d'imposer des droits de douane supplémentaires sur certains produits chinois. A cet égard, la position et l'attitude de la Chine sont toujours très claires, et les Etats-Unis en sont bien conscients.

L'augmentation des droits de douane ne résoudra aucun problème. Nous espérons que les Etats-Unis pourront conjuguer leurs efforts avec la Chine pour aller dans le même sens, prendre en considération les préoccupations légitimes de chacun et travailler à un accord mutuellement bénéfique, sur la base du respect mutuel et de l'égalité.

Q : Selon des reportages, le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a critiqué la participation de la Chine aux affaires arctiques lors de la réunion ministérielle du Conseil de l'Arctique tenue en Finlande le 6 mai. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce propos ?

R : Les critiques et les accusations de certains Américains sur la participation de la Chine aux affaires arctiques ne sont pas conformes aux faits et vont à l'encontre de la tendance générale de la paix et de la coopération dans l'Arctique. Elles sont totalement fausses et ne sont pas dénuées d'arrière-pensées.

La Chine adhère toujours au principe d'ouverture, de coopération et de bénéfices mutuels dans le cadre de sa participation aux affaires de l'Arctique. Sur la question de l'Arctique, nous accordons la priorité aux recherches scientifiques et soulignons l'importance de la protection de l'environnement, de son utilisation rationnelle, de la gouvernance en vertu de la loi et de la coopération internationale. Nous ne jouons pas un jeu géopolitique ni ne cherchons à créer des blocs exclusifs.

Les questions liées à l'Arctique ne concernent pas uniquement les pays de l'Arctique et revêtent aussi une importance mondiale. La Chine ne s'ingérera pas dans les affaires appartenant purement aux pays de l'Arctique. Cependant, elle ne sera pas absente des questions transrégionales et mondiales concernant l'Arctique. Elle peut et est prête à jouer un rôle constructif.

Nous travaillerons avec toutes les parties concernées pour comprendre, protéger et développer l'Arctique, ainsi que participer à sa gouvernance, afin de contribuer à sa paix, sa stabilité et son développement durable.

Q : Selon les médias, le tribunal électoral du Panama a annoncé que Laurentino Cortizo, candidat du Parti révolutionnaire démocratique, était le vainqueur de l'élection présidentielle. La partie chinoise a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

R : La Chine félicite chaleureusement M. Cortizo pour son élection en tant que président du Panama. Nous sommes convaincus que, sous la direction du Président Cortizo, le Panama réalisera de nouveaux progrès dans son développement.

Le Panama est un pays important en Amérique centrale. En 2017, la Chine et le Panama ont établi leurs relations diplomatiques sur la base du principe d'une seule Chine. Au cours des 23 derniers mois, les relations bilatérales ont réalisé des progrès considérables et la coopération a été fructueuse dans divers domaines. La Chine attache une grande importance à ses relations avec le Panama. Nous sommes disposés à travailler avec le Panama pour renforcer la confiance mutuelle et approfondir la coopération, à la lumière des principes de respect mutuel, d'égalité, d'avantages mutuels et de non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures, afin d'assurer le développement sain et stable des relations bilatérales et de bénéficier constamment aux deux pays et à leurs peuples.

Q : Le Vice-Premier ministre Liu He arrivera aux Etats-Unis jeudi. Cela signifie-t-il que les Etats-Unis vont retarder l'augmentation des droits de douane prévue pour vendredi ?

R : Il conviendrait de poser cette question aux Etats-Unis. Comme je viens de le dire, l'augmentation des droits de douane ne résoudra aucun problème.

Q : Première question, j'ai entendu dire que l'accord économique et commercial entre la Chine et les Etats-Unis contiendrait des clauses secrètes obligeant la Chine à réduire ses importations de pétrole en provenance d'Iran. Pourriez-vous confirmer ou nier l'existence d'un tel accord ? Deuxième question, comment la Chine envisage-t-elle l'envoi par les Etats-Unis d'un groupe de porte-avions en Iran ? Si les Etats-Unis imposaient un embargo commercial à l'Iran, ce dernier pourrait suivre les Etats-Unis pour se retirer de l'accord sur le nucléaire conclu en 2015. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Sur votre deuxième question, nous avons pris note des reportages concernés. La Chine préconise toujours le règlement des différends par le dialogue et la consultation sur la base du respect mutuel. Nous espérons que les grands pays en dehors de la région contribueront à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient et s'abstiendront de toute action susceptible de conduire à une nouvelle escalade des tensions.

En ce qui concerne le JCPOA, cet accord multilatéral approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies est essentiel pour le maintien du régime international de non-prolifération ainsi que pour la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Cet accord doit être mis en œuvre pleinement et efficacement. La Chine se félicite de la mise en œuvre du JCPOA par l'Iran à ce jour et espère que les parties concernées, tenant compte des intérêts généraux et dans une perspective à long terme, maintiendront conjointement l'accord. Cela est conforme aux intérêts communs de la communauté internationale.

Sur votre première question, je ne sais pas quelle est votre source d'information. Je n'ai pas entendu parler de telles clauses.

Q : Aujourd'hui, « The Guardian » a publié un reportage sur la démolition de plus de 20 mosquées au Xinjiang ces dernières années, comme le montrent certaines photos qu'il s'est procurées. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ? La Chine va-t-elle inviter des diplomates du Royaume-Uni et d'autres pays à visiter cette région ?

R : Je n'ai jamais entendu parler de ce que vous avez mentionné. Appliquant la politique de liberté de croyance religieuse, la Chine administre les affaires religieuses conformément à la loi et lutte fermement contre l'extrémisme religieux. Elle garantit les activités religieuses normales des croyants conformément à la loi et respecte leurs coutumes. Aujourd'hui, dans plus de 35 000 mosquées en Chine, plus de 20 millions de musulmans peuvent pratiquer librement leur religion conformément à la loi. Nous espérons que les médias concernés seront moins enthousiastes quant à la diffusion d'ouï-dire.

En ce qui concerne les visites de personnalités du Royaume-Uni et d'autres pays au Xinjiang, que vous avez évoquées, je voudrais dire que le Xinjiang est une région ouverte sur le monde. Les personnalités concernées peuvent s'y rendre en respectant les lois chinoises et en accomplissant les procédures en vigueur.

Q : Quelles sont les perspectives de la Chine pour les négociations économiques et commerciales de jeudi ?

R : Je peux donner une réponse claire à cela. Nous considérons que les deux parties doivent conjuguer leurs efforts pour aller dans le même sens, prendre en considération les préoccupations légitimes de chacun et travailler à un accord mutuellement bénéfique sur la base du respect mutuel et de l'égalité.

Q : Aujourd'hui, un article du « New York Times » a déclaré que des pirates informatiques travaillant pour des agences de renseignement chinoises avaient acquis des outils de piratage de la US National Security Agency et les avaient réutilisés pour attaquer des institutions et des réseaux informatiques d'autres pays, dont cinq alliés américains. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Je n'ai pas vu l'article que vous avez mentionné. De temps en temps, telles ou telles voix se sont fait entendre au sujet de cyberattaques. Cependant, aucune preuve solide n'a jamais été produite pour corroborer les critiques ou les allégations contre la Chine.

La cybersécurité est un défi global auquel la communauté internationale doit coopérer pour répondre. La Chine et les Etats-Unis disposent de bases solides pour la coopération en matière de cybersécurité. Nous espérons que les Etats-Unis continueront à travailler avec la Chine dans ce domaine. Il n'est guère constructif de faire sans cesse des accusations sans fondement contre une cible présumée.

Q : Selon un reportage récent, les Etats-Unis ont décidé d'assouplir la mise en œuvre d'un accord sur la cybersécurité conclu avec la Chine en 2015, puisqu'ils ne lui accordent plus beaucoup d'importance. L'accord est-il toujours valable pour la Chine ? De nouveaux progrès ont-ils été réalisés dans la mise en œuvre de l'accord ?

R : Vous devriez peut-être demander à la partie américaine quelle est sa position sur l'accord.

En ce qui concerne la position de la Chine, comme je l'ai dit précédemment, nous sommes prêts à travailler avec les Etats-Unis et d'autres parties concernées pour relever les défis de la cybersécurité par le dialogue et la coopération afin de garantir conjointement un cyberespace sécurisé.

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