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Conférence de presse du 2 août 2019 tenue par la Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019/08/02

Q : Le Conseiller américain à la sécurité nationale, Bolton, a déclaré que les États-Unis se retireraient du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) le 2 août, ce qui mettra un terme au traité. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

R : La Chine regrette profondément et s'oppose fermement à la pratique américaine consistant à s'obstiner à se retirer du traité FNI au mépris de l'opposition internationale.

Le retrait du traité FNI est un autre acte négatif des États-Unis, qui ignorent leur engagement international et poursuivent l'unilatéralisme. Leur intention réelle est de faire en sorte que le traité ne soit plus contraignant, de manière à pouvoir rechercher unilatéralement un avantage militaire et stratégique.

Après le retrait du traité, si les États-Unis reprennent la recherche, le développement et le déploiement de missiles à portée intermédiaire, cela compromettra gravement l'équilibre et la stabilité stratégiques mondiaux, accentuera les tensions et la méfiance, perturbera le processus actuel de désarmement nucléaire international et de maîtrise multilatérale des armements, et menacera la paix et la sécurité de la région concernée.

Nous appelons la communauté internationale à bien comprendre les graves conséquences du retrait américain du traité et à empêcher les États-Unis de se dérober à leurs responsabilités particulières et privilégiées en matière de désarmement nucléaire en détournant l'attention sous quelque prétexte que ce soit. Parallèlement, nous exhortons les États-Unis à faire preuve de retenue, à s'abstenir de toute mesure susceptible de nuire aux intérêts des autres pays en matière de sécurité, à assumer leurs responsabilités en tant que grand pays et à travailler sérieusement avec la communauté internationale pour maintenir la paix et la stabilité de la région et du monde.

Q : Selon des reportages, une réunion du Cabinet du Japon tenue ce matin a décidé de retirer la République de Corée d'une « liste blanche » de pays sujets à des procédures commerciales simplifiées. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés. Le Japon et la République de Corée sont des voisins proches en Asie. Dans le contexte où l'économie mondiale est confrontée aux défis de l'unilatéralisme et du protectionnisme, nous espérons que le Japon et la République de Corée résoudront le problème concerné par le dialogue et les consultations sur la base du respect mutuel, du traitement d'égal à égal et des avantages mutuels.

Q : J'ai une question sur Huawei et la « Liste d'entités ». L'ancien Secrétaire d'État britannique au numérique, à la culture, aux médias et aux sports a déclaré que l'on ne pouvait pas exclure la possibilité d'interdire à Huawei de participer à la construction du réseau 5G au Royaume-Uni, et qu'il était nécessaire d'évaluer soigneusement l'impact du placement de Huawei par les États-Unis dans leur « Liste d'entités » pour que le nouveau Premier ministre prenne sa décision le plus rapidement possible. Selon de récents reportages, la HSBC pourrait être placée dans une « liste d'entités non fiables » par le gouvernement chinois, car elle coopère volontairement avec le gouvernement américain dans le cadre de ses enquêtes sur Huawei. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Huawei développe des activités au Royaume-Uni depuis des années. La société a investi plus de 2 milliards de livres sterling dans le pays, embauché plus de dix mille employés et créé des centres communs de recherche. Elle a sérieusement rempli ses responsabilités sociales en tant qu'entreprise. Nous espérons que le Royaume-Uni adoptera une attitude objective et juste, prendra des décisions indépendantes en fonction de ses propres intérêts et offrira un environnement commercial ouvert, juste et non discriminatoire aux entreprises chinoises. Cela est très important pour maintenir la confiance des entreprises chinoises dans l'investissement au Royaume-Uni.

En ce qui concerne la « Liste d'entités non fiables », d'après ce que je sais, le système de liste d'entités non fiables suit des procédures particulières. Veuillez vous informer auprès des départements compétents plus de détails.

En principe, la Chine souhaite la bienvenue aux entreprises étrangères qui investissent et développent des activités en Chine. Nous protégeons leurs droits et intérêts légitimes conformément à la loi. Parallèlement, leur exploitation en Chine doit être conforme aux lois et règlements. Quant à toutes les pratiques susceptibles de violer les lois et règlements chinois, nous enquêtons et les traitons conformément à la loi.

Q : Le Président Trump a tweeté hier que la partie américaine imposerait des droits de douane supplémentaires de 10 % sur des marchandises chinoises d'une valeur de 300 milliards de dollars. En outre, il a déclaré que la Chine souhaitait conclure un accord, mais que cela n'allait pas assez vite. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : Les États-Unis ont annoncé l'imposition de droits de douane supplémentaires de 10 % sur des marchandises chinoises d'une valeur de 300 milliards de dollars à compter du 1er septembre. Il s'agit d'une grave violation du consensus atteint par les présidents chinois et américain à Osaka. Cela va à l'encontre de la bonne direction et ne sera pas utile pour résoudre les problèmes. La Chine est vivement mécontente et s'oppose fermement à cela. Si les États-Unis imposent effectivement de nouveaux droits de douane, la Chine devra prendre les contre-mesures nécessaires pour défendre ses intérêts vitaux et les intérêts fondamentaux de la population chinoise. Les États-Unis seront responsables de toutes les conséquences.

L'escalade des frictions commerciales et l'imposition de droits de douane supplémentaires par les États-Unis ne servent pas les intérêts des peuples chinois et américain et des peuples du monde entier. Cela entraînera un ralentissement de l'économie mondiale. La Chine pense que personne ne sortira vainqueur d'une guerre commerciale. Nous ne voulons pas de guerre commerciale, mais nous n'avons pas peur d'en mener une. La Chine n'accepte aucune pression extrême, intimidation ou chantage. Sur les questions de principe majeures, nous ne ferons aucune concession. Nous espérons que les États-Unis comprendront la situation, abandonneront toutes leurs illusions, corrigeront leurs erreurs et retrouveront la bonne voie pour résoudre les problèmes par le biais de consultations, sur la base de l'égalité et du respect mutuel.

Vous avez également mentionné l'affirmation américaine selon laquelle la Chine ne va pas assez vite. La position de la Chine sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines est cohérente, comme toujours, de même que nos efforts et notre bonne foi. Cependant, toutes les négociations et consultations doivent être fondées sur l'égalité et le respect mutuel, et tous leurs résultats doivent être mutuellement bénéfiques. La balle est maintenant dans le camp américain. Les États-Unis doivent faire preuve de sincérité et de bonne foi et prouver au monde qu'ils sont toujours un partenaire digne de confiance dans les négociations.

Q : Les États-Unis ont récemment annoncé leur décision de prolonger la dispense de sanctions sur les projets nucléaires dans le cadre du PAGC, y compris la transformation du réacteur nucléaire à eau lourde d'Arak. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce propos ?

R : Le PAGC, un accord multilatéral approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies, revêt une importance vitale pour maintenir le régime international de non-prolifération ainsi que la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Il doit donc être mis en œuvre complètement et efficacement. Le contenu du PAGC sur les projets nucléaires démontre l'équilibre entre l'obligation de non-prolifération de l'Iran et son droit à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Il reflète également les objectifs et les principes du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Le respect et la mise en œuvre du PAGC sont dans l'intérêt de toutes les parties, y compris les États-Unis.

La transformation du réacteur nucléaire à eau lourde d'Arak est une partie importante du PAGC. Le projet est dirigé par la Chine et le Royaume-Uni. Depuis un certain temps, toutes les parties, y compris l'Iran, ont hautement apprécié les efforts actifs de la Chine dans la promotion de la mise en œuvre de ce projet et ont souligné qu'elles continueraient à y apporter leur soutien. La Chine continuera à renforcer la communication et la coordination avec toutes les parties concernées afin de faire avancer le projet conjointement.

Je tiens également à souligner l'opposition de la Chine aux sanctions unilatérales et à la juridiction au bras long. Nous travaillerons avec toutes les parties pour défendre et mettre en œuvre cet accord et préserver nos propres droits et intérêts légitimes.

Q : La Chine a déclaré hier qu'elle enverrait une délégation aux États-Unis pour le prochain cycle de consultations économiques et commerciales en septembre. Maintenant que le Président Trump a annoncé hier l'imposition de nouveaux droits de douane supplémentaires sur des produits chinois, la Chine se prépare-t-elle toujours comme prévu ?

R : Le Porte-parole du Ministère du Commerce a fait une déclaration à ce sujet. Comme je viens de le dire, toutes les consultations et négociations doivent être fondées sur l'égalité et le respect mutuel. Nous nous opposons fermement à la pratique consistant à prétendre négocier tout en exerçant une pression extrême. Cette pratique n'est pas constructive et ne marchera pas.

Il n'y a pas si longtemps, lors de leur réunion à Osaka, les présidents chinois et américain ont décidé de reprendre les consultations économiques et commerciales sur la base de l'égalité et du respect mutuel, à condition que la partie américaine n'impose pas de nouveaux droits de douane sur les produits chinois. Bien que nous nous souvenions toujours de ces mots, peu après la conclusion du dernier cycle de consultations à Shanghai, les États-Unis ont annoncé l'imposition de nouveaux droits de douane supplémentaires. Cela va clairement à l'encontre du consensus atteint par les deux chefs d'État des deux pays et s'écarte de la bonne voie. Cela montre encore une fois au monde à quel point les États-Unis peuvent faire volte-face.

Comme nous l'avons dit à maintes reprises, une guerre commerciale ne fera que nuire aux deux parties. Recourant à une guerre commerciale pour régler leurs problèmes intérieurs, les États-Unis boivent en fait un poison pour se désaltérer. Après que les États-Unis eurent annoncé l'imposition de droits de douane supplémentaires sur des marchandises chinoises d'une valeur de 300 milliards de dollars, les trois principaux indices boursiers américains ont tous clôturé à la baisse. Quatre grands groupes américains du commerce de détail ont immédiatement fait des déclarations pour exprimer leurs critiques et leur opposition, déclarant que les droits de douane supplémentaires avaient déjà ralenti l'économie américaine et créé des incertitudes. L'imposition de nouveaux de droits de douane supplémentaires prend les familles américaines en otage dans les négociations dans le contexte de la guerre commerciale. Les familles américaines ne devraient pas être un pion dans cette guerre commerciale. L'imposition de droits de douane supplémentaires va donner un coup beaucoup plus lourd sur les consommateurs américains que sur les fabricants chinois.

Je tiens à souligner que la Chine n'accepte aucune pression extrême, intimidation ou chantage. Sur les questions de principe majeures, nous ne ferons aucune concession. La position de la Chine sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines est cohérente, comme toujours. Si les États-Unis veulent négocier, notre porte est grande ouverte. Mais s'ils veulent mener une guerre commerciale, nous nous battrons jusqu'au bout avec une ferme détermination. La balle est maintenant dans le camp américain. Les États-Unis doivent faire preuve de bonne foi. Le monde les regarde.

Q : Le Président américain Trump a déclaré qu'il ne connaissait pas l'attitude de la Chine à l'égard des émeutes récemment survenues à Hong Kong, mais il a estimé que Hong Kong faisait partie de la Chine et que les Chinois pouvaient gérer le problème sans avoir besoin de conseils. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

R : Je pense que le Président Trump a bien compris deux choses cette fois-ci. Premièrement, ce qui s'est passé à Hong Kong, ce sont des émeutes. Deuxièmement, Hong Kong fait partie de la Chine. La position du gouvernement chinois sur Hong Kong est très claire. Les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine. Le gouvernement chinois ne permettra jamais à une quelconque force extérieure de se mêler des affaires de Hong Kong. Il ne permettra pas non plus à une quelconque force étrangère de plonger Hong Kong dans le chaos. Nous exhortons sérieusement les États-Unis et certains autres pays occidentaux à respecter le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, à honorer leur promesse de ne pas se mêler des affaires de Hong Kong et à cesser de soutenir des activités violentes et de s'immiscer dans les affaires de Hong Kong sous quelque forme que ce soit.

Q : Selon des reportages, certains fonctionnaires de Hong Kong se réuniront ce soir dans le district Central pour demander le retrait du projet de modification de l'Ordonnance sur les criminels fugitifs. Certains ont prétendu que le gouvernement de la RAS de Hong Kong considérerait cela comme une raison de demander à la garnison de l'APL à Hong Kong d'appliquer la loi martiale au début de la matinée du 4 août. On aurait apparemment fait quitter Hong Kong au personnel des consulats généraux américains et européens et aux détenteurs de passeports américains et britanniques à Hong Kong. Quelle est la réponse de la Chine à de telles affirmations ?

R : Vous les avez appelées « affirmations », mais permettez-moi de préciser que ce ne sont que des rumeurs. Ces rumeurs malveillantes sont fabriquées pour répandre la panique.

Hong Kong a depuis longtemps joui de la paix, de la prospérité et de la stabilité. Je crois que les habitants de Hong Kong peuvent ressentir cela par eux-mêmes et espèrent préserver la prospérité et la stabilité à long terme à Hong Kong. Mais depuis juin dernier, des manifestations et des rassemblements ont lieu à Hong Kong autour de la modification de l'Ordonnance sur les criminels fugitifs et de l'Ordonnance sur l'entraide judiciaire en matière pénale. Certains manifestants radicaux ont délibérément provoqué et créé des incidents violents qui ont gravement menacé la sécurité publique et porté atteinte à l'Etat de droit, à l'ordre social, à l'économie, à la vie de la population et à l'image internationale de Hong Kong. Le gouvernement central soutient fermement le gouvernement de la RAS de Hong Kong dans le traitement des incidents conformément à la loi.

Je dois souligner que les gouvernements de certains pays occidentaux, dont les États-Unis, ont joué un très mauvais rôle dans l'évolution de la situation à Hong Kong. En inversant le noir et le blanc et en confondant le juste et l'injuste, ils ont tenu des propos incendiaires et fait des remarques irresponsables sur la situation à Hong Kong. De tels actes constituent une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine. Nous conseillons à ces forces étrangères de saisir la situation et de bien comprendre la détermination et la capacité du gouvernement central à soutenir l'administration du gouvernement de la RAS en vertu de la loi et à sauvegarder la sécurité, la stabilité et l'ordre social de Hong Kong. En tout cas, ils ne doivent pas tenter de tirer les marrons du feu. J'espère qu'ils reviendront de leur égarement avant qu'il ne soit trop tard.

Parallèlement, nous espérons que nos amis journalistes distingueront les aspirations des habitants de Hong Kong des activités violentes et illégales d'un très petit nombre d'éléments radicaux et violents. Ne laissez pas ces éléments radicaux et violents détourner l'attention de tous les habitants de Hong Kong. Je pense que les habitants de Hong Kong le comprennent bien. En outre, j'ai vu des reportages selon lesquels de plus en plus d'habitants de Hong Kong exprimaient leur mécontentement face aux actes qui sapent l'ordre social et la sécurité à Hong Kong. Ils espèrent que la tranquillité sera rétablie le plus tôt possible à Hong Kong.

Q : La Chine prévoit-elle des mesures tarifaires de rétorsion à la suite de la dernière annonce du Président Trump ?

R : Comme je viens de le dire, si les États-Unis imposent effectivement de nouveaux droits de douane, la Chine devra prendre les contre-mesures nécessaires. Les États-Unis seront responsables de toutes les conséquences.

Q : Première question : dans une interview, le chef du gouvernement tibétain en exil autoproclamé a affirmé que des milliers de Tibétains étaient forcés de s'installer dans des « camps » similaires à ceux du Xinjiang. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Deuxième question : dans son entretien avec Xinhua, le Directeur Yang Jiechi a déclaré que des forces étrangères, y compris les États-Unis, avaient arrangé des réunions de haut niveau avec les leaders des manifestations à Hong Kong. Pourriez-vous fournir plus de détails ?

R : Concernant votre première question, parlez-vous de Lobsang Sangay ? (Le journaliste a fait un signe de tête.) C'est un séparatiste total favorable à « l'indépendance du Tibet » qui a fabriqué de nombreuses rumeurs. Ses paroles ne valent pas la peine d'être crues. Je ne veux pas perdre mon temps là-dessus.

Je voudrais vous rappeler qu'il y a eu tellement de rumeurs sur le Xinjiang récemment. En parlant de « camps », ces forgeurs de rumeurs comprennent-ils ce que ce terme signifie dans l'histoire ? J'espère que nos amis journalistes pourront distinguer le vrai du faux quand vous entendrez de telles rumeurs malveillantes avec des arrière-pensées. Si cela vous intéresse, nous sommes disposés à vous fournir l'assistance et la commodité nécessaires pour vos reportages au Xinjiang. Vous constaterez à quel point ces rumeurs sont honteuses et sournoises si vous pouvez vous y rendre et voir l'endroit par vous-même.

En ce qui concerne votre deuxième question, Yang Jiechi, membre du Bureau politique du Comité central du PCC et Directeur du Bureau de la Commission des Affaires étrangères du Comité central du PCC, a déclaré lors de son entretien avec Xinhua que les gouvernements de certains pays occidentaux avaient joué un scandaleux et mauvais rôle dans les incidents autour de la modification d'ordonnances à Hong Kong. Ils ont même arrangé des rencontres entre leurs hauts fonctionnaires et des figures de l'opposition anti-Chine qui tentent de semer le trouble à Hong Kong. De tels actes ont encouragé les activités illégales d'éléments radicaux et violents. Je suppose que vous n'étiez pas ici l'autre jour lorsque j'ai énuméré ce que les États-Unis avaient fait selon les reportages des médias. Mais puisque vous avez posé une question à ce sujet, je peux vous le répéter.

Selon les médias, à la fin du mois de février et au début du mois de mars, le Consul général des États-Unis à Hong Kong de l'époque a critiqué de manière flagrante la modification des ordonnances proposée par le gouvernement de la RAS de Hong Kong et le principe « un pays, deux systèmes ». En mars, le Vice-Président américain Mike Pence a rencontré des lobbyistes de l'opposition de Hong Kong. En mai, Pompeo a rencontré l'opposition de Hong Kong et a fait des remarques irresponsables sur la modification des ordonnances. En juin, la Présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, a même qualifié les manifestations de Hong Kong de « belle vue ». J'espère qu'il y aura plus de « belles vues » de ce genre aux États-Unis. Certains membres du Congrès américain ont de nouveau présenté le projet de loi sur les droits de l'Homme et la démocratie de Hong Kong. En juillet, Pence, Pompeo et Bolton ont rencontré des personnalités de l'opposition. Dans les scènes révélées par les médias, nous avons vu des visages américains parmi les manifestants violents à Hong Kong. Nous avons même vu le drapeau national des États-Unis à certaines occasions. En ce qui concerne la situation récente à Hong Kong, les États-Unis doivent une explication à la Chine et au monde.

J'ai également noté que certaines personnes aux États-Unis avaient nié avoir joué un rôle scandaleux dans ce qui s'est passé à Hong Kong. S'ils peuvent prouver leurs propos par des actes concrets, s'ils peuvent promettre qu'ils ne se sont pas immiscés et ne s'immisceront pas dans les affaires de Hong Kong, nous nous en réjouirons certainement.

Q : Lors des réunions des Ministres des Affaires étrangères sur la coopération en Asie de l'Est, le Secrétaire d'État américain Pompeo a exhorté les pays d'Asie du Sud-Est à croire aux valeurs américaines et a critiqué la Chine. Pensez-vous que les États-Unis tentent de semer la discorde entre la Chine et ses voisins d'Asie du Sud-Est ?

R : Vous avez souri lorsque vous avez posé cette question. Je crois que vous avez déjà une réponse dans votre for intérieur. Je n'ai pas besoin de répéter cela.

En ce qui concerne les réunions des Ministres des Affaires étrangères sur la coopération en Asie de l'Est, les pays de l'ASEAN et la Chine souhaitent tous intensifier davantage la coopération tous azimuts et conjuguer les efforts pour préserver la paix et la stabilité régionales, y compris pour gérer correctement les divergences entre la Chine et certains pays. Je crois que vous voyez tous cela. Par contre, au cours des réunions, les hauts responsables américains n'ont ménagé aucun effort et ont utilisé tous les moyens possibles pour semer la discorde entre la Chine et les pays de l'ASEAN, mais peu d'entre eux ont répondu à cela. Leurs ruses sont inutiles. Les gens peuvent facilement percer à jour leurs véritables intentions. Nous espérons que les États-Unis, en tant que plus grande puissance du monde, pourront être dûment responsables et faire des efforts constructifs et significatifs pour la paix, la stabilité et la prospérité en Asie.

Q : Les États-Unis ont exprimé leur préoccupation concernant la peine de prison qui a été infligée à Huang Qi. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Il y a beaucoup de problèmes aux Etats-Unis qui devraient préoccuper davantage les politiciens et les fonctionnaires américains, mais ils sont toujours trop passionnés par certains cas individuels en Chine. Huang Qi est un citoyen chinois. Les organes judiciaires chinois traitent cette affaire conformément à la loi. Nous espérons que la partie américaine ne s'immiscera pas dans les affaires judiciaires de la Chine.

Q : Je veux juste demander une clarification. Pensez-vous que les groupes de travail des équipes économiques et commerciales chinoise et américaine organiseront encore des réunions intensives ce mois-ci ou que les travaux ne se poursuivront pas ?

R : Comme je l'ai dit, la position de la Chine sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines est cohérente, comme toujours. La balle est maintenant dans le camp américain. Ils doivent faire preuve de sincérité et de bonne foi. Nous sommes ouverts à une guerre commerciale ou à des négociations. Si les États-Unis veulent négocier, négocions sur une base d'égalité et de respect mutuel. En tout cas, ils doivent s'abstenir de toute pression extrême, de toute intimidation et de tout chantage.

Q : Selon les médias, la RPDC a de nouveau lancé des projectiles inconnus ce matin. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : La Chine a pris note de l'activité de lancement de la RPDC et des réactions des différentes parties. La situation dans la péninsule est actuellement à un stade critique. La communauté internationale attend la reprise rapide des consultations de travail entre la RPDC et les États-Unis afin de faire davantage progresser le processus de règlement politique de la question de la péninsule. Dans les circonstances actuelles, nous espérons que toutes les parties concernées avanceront dans la même direction, créeront une atmosphère favorable au dialogue et feront des efforts concertés en faveur de la dénucléarisation de la péninsule et de la paix et de la stabilité durables de la péninsule et de la région.

La question suivante a été posée à l'issue de la conférence de presse : Le Président Trump a déclaré hier que la partie chinoise avait promis de mettre fin à la vente de fentanyl aux États-Unis, mais cela ne s'est jamais produit, ce qui a entraîné de nombreux décès aux États-Unis. Quelle est la réponse de la Chine à ces remarques ?

R : Le gouvernement chinois a publié début avril une déclaration détaillée concernant l'inscription des substances liées au fentanyl sur une liste de contrôle. Elle est entrée en vigueur le 1er mai. Aux États-Unis, elle a été appréciée par les divers milieux sociaux.

J'aimerais souligner que la Chine transforme toujours ses paroles en actes. L'inscription des substances liées au fentanyl sur la liste de contrôle est une mesure importante prise par le gouvernement chinois pour prévenir et neutraliser les risques et les dommages potentiels liés aux drogues de type nouveau et pour assurer la santé et le bien-être de sa population. Elle fait également partie de la lutte mondiale contre la drogue pour préserver la sécurité et la stabilité du monde. Je tiens à souligner que la cause profonde du problème du fentanyl aux États-Unis ne réside pas en Chine. Pour résoudre ce problème, les États-Unis devraient en rechercher plus activement la cause chez eux.

La conférence de presse régulière du Ministère des Affaires étrangères sera suspendue du 5 (lundi) au 16 (vendredi) août. La prochaine conférence aura lieu le lundi 19 août. Pendant la pause, vous pourrez toujours joindre le Bureau du Porte-parole par téléphone, courrier électronique, WeChat et fax. Nous répondrons à vos questions en temps voulu. Si une conférence de presse spéciale doit avoir lieu, vous trouverez une notification en temps voulu sur le site Web de l'IPC.

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