中文    
Page d'accueil > Propos du porte-parole du MAE
Conférence de presse du 28 septembre 2011

2011/09/28

Le 28 septembre 2011, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei a tenu une conférence de presse.

Q : Selon des reportages, le représentant du Grand Parti national (GPN), parti au pouvoir de la République de Corée, effectuera prochainement une visite en RPDC. Il s'agirait d'une visite du plus haut niveau d'un officiel de la République de Corée en RPDC depuis l'enlisement de leurs relations bilatérales. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine encourage toujours la République de Corée et la RPDC à régler leurs problèmes par voie de dialogue et de consultations et à améliorer progressivement leurs relations en vue de la réconciliation et de la coopération. Le dialogue et les négociations représentent la seule voie efficace pour résoudre la question de la Péninsule coréenne et réaliser une paix durable dans la Péninsule. Nous soutenons, dans une attente sincère, les contacts et dialogue utiles entre les deux pays.

Q : Selon des reportages, le Secrétaire adjoint au Trésor américain David Cohen s'est rendu à Hong Kong et à Beijing cette semaine. Lors de sa rencontre avec les officiels chinois, il a proposé aux institutions financières chinoises d'éviter de faire des affaires avec les banques iraniennes qui soutiennent la prolifération des armes. Comment réagissez-vous à ce sujet ?

R : Le Secrétaire adjoint au Trésor américain David Cohen est en visite à Beijing et certaines de ses activités en Chine sont arrangées avec l'assistance du Ministère chinois des Finances et de la Banque populaire de Chine. Il a eu une rencontre hier avec le Ministre assistant des Affaires étrangères Wu Hailong. Les deux parties ont eu des échanges de vue sur les questions d'intérêt commun.

La Chine préconise toujours une application sérieuse et rigoureuse des résolutions du Conseil de Sécurité par les différents pays. En tant que pays membre permanent du Conseil de Sécurité, elle a toujours observé de façon sérieuse et responsable ces résolutions et elle continuera à le faire. La Chine et l'Iran maintiennent des échanges commerciaux normaux, ce qui ne contrevient à aucune résolution du Conseil de Sécurité, ni ne nuit aux intérêts des autres pays ou de la communauté internationale.

Q : Nous avons noté que l'Ambassadeur des Etats-Unis en République de Corée avait annoncé que seules les actions concrètes de la RPDC permettraient la reprise des pourparlers à six. Le porte-parole du Conseil d'Etat américain est également d'avis que la RPDC manque de bonne volonté de prendre des actions concrètes. Comment voyez-vous les perspectives des pourparlers à six ?

R : Il est dans l'intérêt de toutes les parties de reprendre au plus tôt les pourparlers à six et de répondre aux préoccupations des différentes parties dans le cadre des pourparlers pour atteindre les objectifs définis dans la Déclaration conjointe du 19 septembre, réaliser la dénucléarisation et préserver la paix et la stabilité dans la Péninsule coréenne. Récemment, certains signes de détente s'affichent dans la situation dans la Péninsule. Nous saluons l'engagement de contacts et de dialogues par les parties concernées ainsi que les consultations et les coordinations entre elles en vue de la reprise des pourparlers à six. Nous espérons qu'elles pourront, en saisissant les opportunités, maintenir l'élan du dialogue et travailler dans le même sens pour créer des conditions favorables à une reprise rapide des pourparlers à six.

Q : Le 27 septembre, le Ministère israélien des Affaires intérieures a approuvé le projet d'élargissement de colonies juives à Jérusalem Est. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Comment voyez-vous l'avenir des négociations palestino-israéliennes ?

R : Nous regrettons profondément l'approbation par Israël du projet d'élargissement de colonies juives à Jérusalem Est et nous nous y opposons. Actuellement, face à l'impasse des négociations palestino-israéliennes, la communauté internationale est en train de travailler pour une reprise rapide de ces négociations et une solution politique de la question palestino-israélienne. La Chine appelle Israël à agir de façon prudente, à prendre des mesures constructives et à coopérer activement avec la communauté internationale afin de créer des conditions favorables à une reprise rapide des négociations.

Q : Le Sénat américain examinera la semaine prochaine un projet de résolution sur le taux de change du RMB. Une fois le projet approuvé, les Etats-Unis seront autorisés à prendre des contre-mesures juridiques et commerciales à l'encontre de la politique chinoise du taux de change du RMB. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : Comme nous l'avons souligné à plusieurs reprises ces derniers temps, le taux de change du RMB n'est pas la principale cause des déséquilibres commerciaux entre la Chine et les Etats-Unis qui sont en effet dus à la structure de leur commerce et de leurs investissements. Nous espérons que la partie américaine pourra œuvrer effectivement pour un développement régulier des relations économiques et commerciales sino-américaines, s'abstenir de politiser la question concernée et d'adopter le projet de résolution y relatif.

Q : Selon un récent rapport publié par l'Agence d'évaluation de l'environnement des Pays-Bas, les émissions de carbone en Chine ont augmenté beaucoup plus vite que prévu. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Les mesures prises par la Chine contre le changement climatique et les résultats obtenus sont reconnus par le monde entier. Nous avons même déployé plus d'efforts que les pays développés dans beaucoup de domaines. La Chine, en tant que pays en développement, continuera fermement à bâtir une société économe en ressources et respectueuse de l'environnement et à réaliser le développement durable. Elle continuera à apporter sa contribution à la lutte internationale contre le changement climatique.

A la veille de la Conférence de Durban, les pays développés doivent prendre au plus tôt des engagements sur la deuxième période d'engagement du Protocole de Kyoto et remplir effectivement leurs obligations internationales. La Chine est prête à travailler ensemble avec tous les pays pour que la Conférence de Durban donne des résultats positifs, globaux et équilibrés.

Q : Certains prétendent que les projets aérospatiaux de la Chine pourraient servir à des fins militaires. Comment y réagissez-vous ?

R : L'œuvre aérospatiale chinoise est un composant important des efforts humains pour la recherche et l'utilisation pacifique de l'espace cosmique. La Chine entreprend des activités spatiales pour des fins pacifiques.

La Chine entend développer, sur la base du respect mutuel, de l'égalité et des bénéfices réciproques, la coopération aérospatiale avec les autres pays du monde, y compris le vol habité, pour faire avancer les technologies aérospatiales dans le monde et contribuer à l'utilisation pacifique de l'espace et au bien-être de l'humanité tout entière.

Q : Certains pays occidentaux ont distribué un projet de résolution sur la Syrie au sein du Conseil de Sécurité. La Chine soutiendra-t-elle ce projet qui ne comporte pas de mesures de sanction immédiates sur l'autorité syrienne ?

R : La Chine suit de très près l'évolution de la situation en Syrie et espère que les différentes parties syriennes pourront, en faisant preuve de retenue, renoncer à toute forme de violences et aux conflits sanglants en vue d'un apaisement rapide de la situation. Nous estimons qu'une solution visant à promouvoir la réforme, dans le cadre d'un processus politique inclusif dans lequel la Syrie joue le rôle essentiel et par voie de dialogue et de consultations constitue la seule voie pour régler la crise actuelle en Syrie. La communauté internationale doit respecter la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie et traiter de façon prudente la question syrienne pour éviter une escalade des bouleversements dans le pays qui pourrait menacer la paix dans la région.

Q : Selon des reportages, un officiel américain a fait savoir récemment que la Chine ne privilégie que les investissements bilatéraux dans sa coopération avec les pays insulaires du Pacifique Sud, au lieu de participer à la coopération multilatérale. Comment y réagissez-vous ?

R : La Chine aide, dans la mesure de ses possibilités, les pays insulaires du Pacifique à développer l'économie, à améliorer les conditions de vie de leurs populations, à surmonter les difficultés et à relever les défis. Elle entend continuer à renforcer les échanges, la coordination et la coopération avec tous les pays insulaires du Pacifique et leurs partenaires de développement, y compris les Etats-Unis, pour contribuer ensemble à la paix, à la stabilité et au développement dans la région.

Q : Selon un officiel du Département américain de la Défense, la vente d'armes à Taiwan ne pourra pas remédier au déséquilibre entre la partie continentale et Taiwan sur le plan de la puissance militaire. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La vente d'armes par les Etats-Unis à Taiwan, à quelque titre que ce soit et sous quelque prétexte que ce soit, ne saurait changer la réalité même de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine et de compromettre les relations entre les deux rives du Détroit. Nous demandons à la partie américaine de considérer la position solennelle de la Chine avec tout le sérieux qui s'impose, d'annuler sa décision de vente d'armes, de cesser de vendre des armes à Taiwan, et de rompre ses liens militaires avec Taiwan, pour ne pas nuire à l'intérêt général des relations sino-américaines et au développement pacifique des relations entre les deux rives du Détroit.

Q : Quelle est la position chinoise sur l'intégration par l'Union européenne (UE) du secteur de l'aviation au système d'échange de quotas d'émission de carbone ?

R : La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Kyoto constituent un cadre juridique fondamental pour la coopération internationale contre le changement climatique. Le principe des « responsabilités communes mais différenciées » et celui de l'équité définis dans ces deux textes doivent être les principes fondamentaux à suivre pour traiter les questions des émissions de gaz à effet de serre liées à l'aviation dans le monde. Les différents pays du monde doivent renforcer leur coopération sur la base de ces principes et régler les questions concernées par consultations au lieu de prendre des actions unilatérales qui pourraient conduire aux conflits.

Nous apprécions les efforts de l'UE pour lutter contre le changement climatique, mais nous nous opposons à une législation unilatérale et arbitraire par l'UE sur les émissions du secteur de l'aviation. Nous avons exposé à plusieurs reprises notre position à cet égard et exprimé cette position et nos préoccupations à l'UE par des canaux bilatéraux.

En effet, non seulement la Chine, mais aussi beaucoup d'autres pays sont opposés à une telle pratique de l'UE. Nous espérons que l'UE pourra faire preuve de prudence et de pragmatisme pour régler adéquatement cette question par des consultations avec la Chine et d'autres parties concernées.



<Suggest To A Friend>
 
     <Print>