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Conférence de presse du 7 décembre 2020 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2020/12/07

La 16e réunion de la Commission conjointe Chine-Singapour sur la coopération bilatérale, la 21e réunion du Conseil de coordination conjointe du parc industriel sino-singapourien de Suzhou, la 12e réunion du Conseil de coordination conjointe de la ville écologique sino-singapourienne de Tianjin et la 4e réunion du Conseil de coordination conjointe du projet pilote sino-singapourien d'interconnexion stratégique de Chongqing se tiendront le 8 décembre par liaison vidéo. Le membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Han Zheng coprésidera les réunions susmentionnées avec le Vice-Premier Ministre de la République de Singapour Heng Swee Keat.

Le mécanisme de coopération bilatérale au niveau des Vice-Premiers Ministres entre la Chine et Singapour est le canal de communication institutionnel le plus élevé entre les deux pays. Par convention, il se tient chaque année à tour de rôle entre les deux pays. Le mécanisme a joué un rôle important dans l'approfondissement de la coopération mutuellement avantageuse entre la Chine et Singapour et dans le service au développement économique et social des deux pays. Compte tenu de l'impact de l'épidémie de COVID-19, les deux parties ont décidé de tenir les réunions de cette année par liaison vidéo. Elles organiseront des célébrations pour le 30e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Singapour est un pays voisin amical de la Chine et les relations sino-singapouriennes maintiennent toujours une bonne dynamique de développement. Les deux pays ont obtenu des résultats remarquables dans la coopération de qualité dans le cadre de « la Ceinture et la Route », et la coopération bilatérale dans divers domaines s'est développée en profondeur. Face à l'épidémie de COVID-19, les deux pays se sont entraidés, ont mené une collaboration conjointe en matière de réponse au nouveau coronavirus en temps opportun et ont pris l'initiative de lancer une « voie rapide » pour les échanges de personnel afin d'assurer conjointement le fonctionnement sans à-coup des chaînes industrielle et d'approvisionnement. La coopération antiépidémique est devenue un nouveau point fort de la coopération sino-singapourienne.

Nous espérons qu'à travers ces réunions du mécanisme, nous pourrons élaborer de nouveaux plans et de nouvelles directives pour la coopération bilatérale dans la prochaine étape, promouvoir une reprise plus rapide et un développement meilleur des économies des deux pays dans la période post-épidémique, dans le but d'obtenir des avantages mutuels plus importants et des résultats gagnant-gagnant pour les deux pays.

CCTV : Le Secrétaire d'État des États-Unis Mike Pompeo a annoncé le 4 décembre dans une déclaration des restrictions de visa à l'encontre de fonctionnaires du Département chinois de Travail du Front Uni. Le même jour, M. Pompeo a publié une déclaration, disant la suppression de cinq programmes d'échanges culturels sino-américains. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : La Chine s'oppose fermement aux attaques venimeuses de Pompeo et de ses semblables contre le système politique chinois ainsi qu'aux restrictions supplémentaires imposées par la partie américaine aux échanges humains et culturels entre la Chine et les États-Unis. Nous les condamnons résolument.

Il est à noter que certaines forces antichinoises aux États-Unis s'obstinent dans la mentalité de guerre froide et tentent de provoquer la confrontation idéologique entre la Chine et les États-Unis pour saboter davantage les relations bilatérales. Cet acte viole totalement les intérêts fondamentaux des peuples chinois et américains, va à l'encontre de la tendance de l'histoire, et est voué à l'échec.

La Chine continuera de prendre des mesures nécessaires pour défendre résolument sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement.

Agence de presse Xinhua : Nous avons lu une déclaration publiée récemment par le Ministère des Affaires étrangères de Turquie, disant que le premier train transportant des marchandises turques vers la Chine est parti d'Istanbul à destination de Xi'an, en Chine, le 4 décembre. Il s'agit du premier train transportant des marchandises en provenance de Turquie après que le train de fret Chine-Europe passait la Turquie pour la première fois en novembre 2019. Quand le train arrivera-t-il en Chine ? Quelle est la signification importante de ce train dans le contexte actuel ?

Hua Chunying : Je suis heureuse que vous ayez remarqué cette nouvelle. Nous souhaitons une chaleureuse bienvenue pour le départ du premier train transportant des marchandises turques vers la Chine. Ce train de fret transportant 42 conteneurs est parti d'Istanbul le 4 décembre et parcourra 8693 km pour arriver à Xi'an en Chine la semaine prochaine, soit dans environ 12 jours.

Depuis le début de l'épidémie de COVID-19, la chaîne logistique mondiale n'était pas fluide et le commerce mondial a connu une contraction. Dans ce contexte, les couloirs de transport terrestre ont montré une forte dynamique, favorisé la circulation transfrontalière des biens et des services et la reprise du travail et de la production des entreprises, et bien joué le rôle de nouvelle artère dans les transports internationaux. Les trains de fret Chine-Europe, dont le nombre a connu une augmentation au cours de la période épidémique, sont devenus un « passage de vie » et un « lien de destins » pour la coopération des pays riverains dans la lutte contre l'épidémie ainsi qu'une « caravane de chameaux d'acier » permettant de stabiliser la chaîne d'approvisionnement mondiale. Nous sommes convaincus que le fonctionnement des trains transportant des marchandises d'exportation vers la Chine stimulera davantage la reprise économique des pays riverains, renforcera les liens en matière de transport, de commerce et de culture, et permettra de mieux servir les peuples des pays riverains.

Le fonctionnement de ce train transportant des marchandises d'exportation vers la Chine a démontré pleinement l'engagement de la Chine à s'ouvrir sur l'extérieur et les opportunités qu'elle offre au reste du monde. La Chine travaille activement à la création d'une nouvelle dynamique de développement, ce qui stimulera pleinement le potentiel du marché chinois et créera plus de demandes en faveur de divers pays. Actuellement, le produit intérieur brut (PIB) par habitant de la Chine a franchi la barre des 10 000 dollars, le nombre de la population à revenu intermédiaire a dépassé 400 millions de personnes, et nombre d'organisations internationales prévoient que les marchés de détail chinois atteindront 6000 milliards de dollars. Le développement continu de l'économie chinoise et l'aspiration constante du peuple chinois à une vie meilleure généreront forcément plus de demandes sur les produits, technologie et services plus variés et de qualité en provenance du monde entier, et fourniront ainsi davantage d'opportunités au reste du monde et un élan plus fort pour la reprise et le développement de l'économie mondiale. Nous invitons les autres pays à saisir l'occasion pour renforcer davantage la coopération mutuellement avantageuse et gagnant-gagnant avec la Chine.

Beijing Daily : Après une mission de prélèvement d'échantillons automatique réussie sur la Lune, le véhicule de remontée de la sonde Chang'e 5 a réalisé avec succès le rendez-vous et l'amarrage avec la combinaison orbiteur – capsule de retour hier (le 6 décembre), et les échantillons lunaires collectés ont été transférés dans la capsule de retour en toute sécurité, en attendant le moment propice de retourner sur Terre. Le Premier Ministre russe Mikhaïl Michoustine avait exprimé ses félicitations à la Chine en déclarant qu'il s'agissait d'une importante réalisation pour le programme spatial chinois, et émis le souhait d'accélérer la coopération spatiale entre la Chine et la Russie. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La légende de Chang'e s'envolant vers la Lune incarne le rêve millénaire de la nation chinoise. Au cours des 16 dernières années, avec la mise en œuvre du programme chinois d'exploration lunaire, ce rêve devient réalité. Ces derniers jours, de nombreux Chinois comme moi suivons de près tous les mouvements de Chang'e 5. De l'atterrissage de la sonde Chang'e 5 sur la Lune avec succès à la collecte automatique des échantillons sur la surface lunaire, de l'allumage du véhicule de remontée sur la surface lunaire pour réaliser son décollage à partir d'un corps extraterrestre au rendez-vous et à l'amarrage du véhicule de remontée avec la combinaison orbiteur-capsule de retour, et enfin le transfert des échantillons. Nous avons vu que ces engins s'étaient rencontrés avec précision sur l'orbite de la Lune, à 380 000 kilomètres de la Terre dans l'immense univers, pour réaliser un « baiser spatial » et un « embrassement affectueux » parfaits. En ce moment, la combinaison orbiteur-capsule de retour s'est séparée avec succès du véhicule de remontée, et est entrée dans la phase d'attente en orbitant autour de la Lune pour retourner sur Terre au moment propice. Les ingénieurs et les scientifiques de tous les maillons du programme chinois d'exploration lunaire ont fait preuve de courage et déployé des efforts assidus pour explorer et surmonter les défis. Tous les Chinois sont fiers et émus des efforts et de l'intelligence des chercheurs chinois dans ce programme.

Le programme d'exploration lunaire Chang'e 5 a attiré une attention particulière et reçu de meilleurs vœux de tous les pays du monde et de la communauté internationale, y compris la Russie, et nous les en remercions. La Chine s'engage depuis toujours dans l'utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique, dans le développement actif des échanges et coopération internationaux concernés et dans le partage des acquis du développement aérospatial. La Chine, soucieuse du bien-être de toute l'humanité, continuera de promouvoir avec une attitude ouverte et inclusive la coopération internationale pour encourager l'exploration et l'utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique.

La sonde Chang'e-5 est sur le chemin de retour. Nous lui souhaitons un retour triomphal en toute sécurité.

CCTV : Vendredi dernier, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a tenu par liaison vidéo un débat de haut niveau sur la coopération entre l'Organisation des Nations Unies (ONU) et l'Union africaine (UA). Selon la Chine, dans le contexte de l'épidémie de COVID-19, comment l'ONU pourra-t-elle aider l'Afrique à surmonter les difficultés ?

Hua Chunying : Depuis le début de l'épidémie, l'ONU a activement appelé la communauté internationale à renforcer la solidarité et la coopération et à endiguer et à atténuer conjointement l'épidémie, et a déployé beaucoup d'efforts à ces égards. La Chine soutient depuis toujours le système de l'ONU, en particulier l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à jouer son rôle leader clé, à renforcer la coopération internationale et la réponse collective internationale, et à construire ensemble une communauté de santé pour tous. Cette fois-ci, l'ONU appelle à intensifier la coopération avec l'UA dans le contexte de l'épidémie. La Chine soutient activement les initiatives concernées.

Le 4 décembre, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, en tant que représentant spécial du Président Xi Jinping, a participé par liaison vidéo au débat de haut niveau du Conseil de Sécurité sur la coopération entre l'ONU et l'UA. Lors de l'événement, la Chine a avancé une proposition en quatre points sur le fait que l'ONU prend des mesures actives pour aider l'Afrique à surmonter les difficultés. Premièrement, soutenir le peuple africain dans la lutte solidaire contre l'épidémie. Il faut favoriser activement l'accessibilité et l'abordabilité des vaccins contre la COVID-19 dans les pays africains, aider à briser les goulots d'étranglement dans les transports pour couvrir le « dernier kilomètre » dans la livraison de matériels, de médicaments et de vaccins, et soutenir l'Afrique dans ses efforts visant à renforcer son système de prévention et de contrôle d'incidents de santé publique. Deuxièmement, soutenir le peuple africain dans la construction d'une Afrique pacifique et stable. Il faut promouvoir de manière coordonnée l'initiative de « faire taire les armes en Afrique » de l'UA et l'appel au cessez-le-feu mondial lancé par le Secrétaire général António Guterres. Troisièmement, aider le peuple africain à parvenir à une prospérité partagée. Il faut accorder la première priorité à l'élimination de la pauvreté et soutenir la construction de la Zone de libre-échange continentale africaine. Les pays développés doivent faire davantage d'efforts solides en matière d'aide publique au développement, d'allègement de la dette et de transfert de technologie. Quatrièmement, aider le peuple africain à bénéficier des fruits de la gouvernance mondiale. Dans l'élaboration des règles et la répartition des ressources et du personnel, l'ONU doit mieux refléter les besoins et les intérêts de l'Afrique et augmenter la représentation et le droit à la parole des pays africains. Dans la gestion des dossiers africains, il faut respecter la volonté du peuple africain et faire valoir le rôle de l'UA et d'autres organisations régionales et sous-régionales africaines.

La Chine est toujours une amie sincère qui partage les mêmes idéaux avec les pays africains. Pour soutenir l'Afrique dans la lutte contre la COVID-19, le Président Xi Jinping a pris l'initiative de tenir le Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19 avec les dirigeants africains. Ils ont décidé de renforcer les actions communes pour relever le défi sanitaire. La Chine a envoyé des groupes d'experts médicaux et des équipes médicales à des pays africains et fourni des matériels médicaux de première nécessité à presque tous les pays africains. Elle continuera d'apporter un soutien agissant au peuple africain dans la consolidation de la paix, d'accompagner les pays africains dans leur modernisation et de défendre la justice en faveur de l'Afrique dans les enceintes internationales, afin de construire ensemble une communauté d'avenir partagé Chine-Afrique encore plus solide.

AFP : La partie française a exprimé ses inquiétudes vendredi dernier face au refus de la Chine d'accepter une mission d'observation dirigée par les Nations Unies au Xinjiang. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J'ai vu des reportages là-dessus, mais j'ai besoin d'en vérifier l'authenticité.

Pour la Chine, nous invitons les amis de tous les pays à aller au Xinjiang pour découvrir sur le terrain le développement et les changements au Xinjiang ces dernières années, et à voir la vie heureuse et paisible dont jouissent les habitants de tous les groupes ethniques du Xinjiang. Depuis fin 2018, plus d'un millier de personnes venant de plus de 90 pays, dont la France, se sont rendues au Xinjiang en groupe pour des visites. Elles ont toutes vu de leurs propres yeux la prospérité et la stabilité du Xinjiang, et ont également apprécié les expériences de lutte antiterroriste et de déradicalisation du Xinjiang, qui selon eux peuvent servir d'exemple et de source d'inspiration. Il n'y a pas longtemps, des chefs de missions diplomatiques et diplomates de 20 pays arabes et de la Ligue des États arabes (LEA) en Chine ont visité le Xinjiang. Tous les amis étrangers, tant qu'ils ont visité le Xinjiang, croiront fermement et souligneront clairement que les mensonges et les accusations du monde extérieur, en particulier d'une poignée de médias et de politiciens occidentaux, au sujet de la situation des droits de l'homme au Xinjiang, en Chine, sont sans le moindre fondement.

Nous invitons les personnalités de tous les pays, y compris de l'Europe, à visiter le Xinjiang. Mais il est à noter que nous nous opposons fermement à la manipulation politique de tout pays sous prétexte des questions liées au Xinjiang, et à l'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine en brandissant l'étendard des droits de l'homme. Nous sommes résolument opposés aux prétendues enquêtes fondées sur la présomption de culpabilité contre la Chine et aux pratiques de « deux poids deux mesures » sur la question de la lutte contre le terrorisme. Tous ceux qui n'ont pas ces préjugés malveillants et qui souhaitent vraiment comprendre et mieux connaître le Xinjiang seront accueillis chaleureusement et nous sommes disposés à fournir activement les facilités nécessaires.

Shenzhen TV : Le 5 décembre, le fournisseur d'indices FTSE Russell, par l'intermédiaire d'un porte-parole de sa société mère, la Bourse de Londres (LSEG), a annoncé qu'il supprimerait les actions de huit sociétés chinoises désignées par l'administration américaine de certains de ses produits dont la série d'indices FTSE Global Equity (GEIS) à partir du 21 décembre, et supprimerait possiblement davantage de sociétés en fonction des résultats de l'enquête de la partie américaine par la suite. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous avons remarqué la situation que vous avez mentionnée, qui est évidemment influencée par l'ordre exécutif concerné de l'administration américaine.

La partie chinoise a répondu à la soi-disant liste inventée par la partie américaine sur les entreprises chinoises ayant des « liens militaires ». Je tiens à réitérer une fois de plus que la Chine s'oppose fermement à la répression injustifiée des entreprises chinoises par les États-Unis. Ce que les États-Unis ont fait viole gravement les principes de la concurrence sur le marché et les règles régissant l'économie et le commerce internationaux qu'ils vantent toujours. Cela nuira sûrement aux intérêts des investisseurs de tous les pays, ainsi qu'aux intérêts nationaux des États-Unis et à leur propre image.

La Chine exhorte les États-Unis à cesser de politiser les questions économiques et commerciales, et à arrêter leurs mauvais actes consistant à abuser du pouvoir d'État et du concept de sécurité nationale pour réprimer les entreprises étrangères. Le gouvernement chinois continuera de protéger fermement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises.

Aujourd'hui, le marché des capitaux chinois s'ouvre chaque jour davantage, et il devient de plus en plus pratique pour les investisseurs internationaux d'acheter les actions des sociétés chinoises. Le fait que certaines sociétés ne sont pas incluses dans quelques indices internationaux n'empêche pas les investisseurs internationaux d'investir dans ces sociétés par d'autres façons diverses.

CCTV : Selon des reportages, le 4 décembre, le Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a déclaré lors d'une interview qu'un accord plus large sur le nucléaire iranien devait être conclu, afin d'imposer également des restrictions aux programmes balistiques de l'Iran. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Actuellement, d'importants changements se préparent dans le dossier nucléaire iranien, qui est hautement complexe et sensible. La Chine est d'avis que, quelle que soit l'évolution de la situation, la préservation et l'application continues du Plan d'action global commun (PAGC-JCPOA) doivent demeurer le préalable fondamental à toutes les approches de règlement politique et diplomatique du dossier nucléaire iranien. Nous espérons que toutes les parties, en mettant l'intérêt général au premier plan, resteront toujours calmes, feront preuve de retenue, consolideront davantage le consensus sur la sauvegarde du PAGC-JCPOA, et pousseront la partie américaine à se réengager sans conditions dans le PAGC-JCPOA au plus tôt et à revenir à ses engagements, y compris la levée de toutes les sanctions concernées. Bien entendu, le PAGC-JCPOA ne peut pas résoudre toutes les questions en matière de sécurité régionale. La Chine a proposé la création d'une plateforme de dialogue multilatéral pour la région du Golfe au Moyen-Orient, dans le but de résoudre les préoccupations respectives par des consultations sur un pied d'égalité et de forger un nouveau consensus sur le maintien de la paix et de la stabilité régionales.

Reuters : Selon le reportage de Reuters citant des sources d'information, les États-Unis se préparent à sanctionner au moins 12 fonctionnaires chinois pour leur implication dans la disqualification de membres du Conseil législatif de Hong Kong. Les sanctions impliquent des membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) de la Chine, du PCC et des fonctionnaires de Hong Kong. La décision concernée pourrait être annoncée dès lundi, heure de l'Est. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : Les prétendues sanctions que vous avez mentionnées n'ont pas encore été officiellement annoncées. Si le reportage est vrai, vous pouvez imaginer la position de la Chine. La Chine a affirmé à plusieurs reprises qu'elle s'oppose toujours fermement à l'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et à l'imposition des prétendues sanctions à l'encontre des personnels chinois par les États-Unis sous prétexte de la question de Hong Kong, et les condamne fortement. Nous avons exprimé maintes fois notre position solennelle à cet égard à la partie américaine et y avons apporté des réponses légitimes et nécessaires.

Je voudrais réitérer que le Comité permanent de l'APN de la Chine a pris une décision sur la qualification des membres du Conseil législatif de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong selon les stipulations pertinentes de la Constitution, de la Loi fondamentale de la RAS de Hong Kong et de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Celle-ci est un impératif pour maintenir et améliorer le principe d'« un pays, deux systèmes », ainsi qu'une nécessité pour préserver la gouvernance de Hong Kong en vertu de la loi et l'ordre constitutionnel de la RAS. Cet acte légal et légitime ne permet aucun défi.

Hong Kong fait partie de la Chine et ses affaires relèvent purement des affaires intérieures de la Chine, aucun pays étranger n'a le droit d'y faire des remarques irresponsables et d'y interférer de manière arbitraire. La Chine exhorte les États-Unis à cesser immédiatement de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong et de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine, et à ne pas aller plus loin sur cette voie erronée. Si les États-Unis n'en font qu'à leur tête, la Chine continuera certainement de prendre des contre-mesures résolues pour défendre la souveraineté et les intérêts sécuritaires du pays et préserver les droits et intérêts légaux des personnels chinois.

J'aimerais également profiter de cette occasion pour en dire plus, que j'espère que Reuters pourra relater. C'est une pratique internationale courante que les agents publics prêtent serment d'allégeance au système national. Selon des statistiques, parmi les 193 pays membres des Nations Unies, 177 pays ont un système de serment des agents publics explicitement inscrit dans leur constitution. Aux États-Unis, les membres du Congrès doivent prêter serment d'allégeance à la Constitution des États-Unis ; au Royaume-Uni, quiconque refuse de prêter serment d'allégeance à la Reine britannique ne pourra siéger au Parlement. Il est naturel et nécessaire que les membres du Conseil législatif, en tant qu'agents publics de la RAS de Hong Kong de la République populaire de Chine, respectent sincèrement la Loi fondamentale de la RAS de Hong Kong de la République populaire de Chine, et prêtent serment d'allégeance à la RAS de Hong Kong de la République populaire de Chine. Je ne pense pas qu'un pays fermera ses yeux sur le parjure et la haute trahison de ses agents publics, y compris de ses parlementaires. En fait, à ce que je sache, le Congrès américain et la Chambre des communes britannique ont, depuis leur fondation, disqualifié respectivement plus de 20 et plus de 50 membres pour violation des règles parlementaires, double nationalité ou haute trahison. Les accusations injustifiées contre la Chine par certains pays dont les États-Unis sur cette question ont pleinement révélé leurs pratiques de « deux poids deux mesures ». Nous les exhortons une fois de plus à reconnaître leurs erreurs et à cesser immédiatement de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong.

The Paper : Le 6 décembre, le Sous-Secrétaire d'État américain Keith Krach a tweeté qu'en matière de violation de l'environnement, la Chine s'affranchit de toute comparaison, ajoutant que tous les pays, entreprises et citoyens devraient exiger que Beijing mette fin à ses pratiques préjudiciables. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Hua Chunying : Certains politiciens aux États-Unis ne cessent de répéter des mensonges qui ont été réfutés par les faits depuis longtemps. Leur véritable but est de nier les réalisations de la Chine en matière de protection de l'environnement et de lutte contre le changement climatique. Ils tentent de déshonorer l'image internationale de la Chine pour dissimuler leur propre bilan de pollution de l'environnement et d'entrave au processus de gouvernance mondiale de l'environnement.

Quels sont donc les faits ? Le fait est que la Chine a dépassé ses objectifs d'action climatique pour 2020 avant la date prévue. En chine, les énergies non fossiles représentent désormais 15,3% de la consommation des énergies primaires, la capacité installée d'énergies renouvelables représente 30% du volume mondial et 44% du volume de la croissance mondiale, et le parc automobile des véhicules à énergies nouvelles a dépassé la moitié du total mondial. Depuis 2000, un quart de la superficie totale de reboisement au monde est réalisé par la Chine. La Chine augmentera ses contributions déterminées au niveau national, et prendra des mesures plus actives pour atteindre le pic de ses émissions de CO2 avant 2030 et de parvenir à la neutralité carbone avant 2060. Cela incarne davantage la vision de la Chine visant à construire avec les autres pays un monde propre et beau, ainsi que sa prise de responsabilité quant à la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité.

La Chine a toujours activement participé à la gouvernance mondiale du climat. Nous sommes l'un des premiers États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). La Chine a apporté des contributions importantes à la conclusion du Protocole de Kyoto, de l'Accord de Paris sur le climat et aux détails de leur mise en œuvre. Il y a deux jours à peine, Laurent Fabius, Président du Conseil constitutionnel de la France, ancien Ministre français des Affaires étrangères et Président de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Paris 2015 (COP21), a déclaré dans une tribune : « La Chine a joué, joue et continuera à jouer son rôle dans la lutte indispensable contre le changement climatique », ajoutant que « l'Accord de Paris n'aurait pas été conclu sans le soutien actif de la Chine ».

Les États-Unis sont évidemment trop « modestes » sur la question de la dégradation de l'environnement, et ce sont les États-Unis qui occupent vraiment « la première place » sans comparaison à cet égard. En tant que pays qui a émis le plus de gaz à effet de serre en volume cumulé au monde, les États-Unis n'ont pas ratifié le Protocole de Kyoto, se sont retirés de l'Accord de Paris, refusent de reconnaître leurs propres engagements de réduction quantitative contraignante des émissions, refusent de prendre des mesures pour protéger notre foyer qu'est la Terre, et s'isolent totalement du système et des arrangements mondiaux de réduction des émissions, ce qui a gravement entravé les agendas concernés de réduction des émissions mondiales et de promotion d'un développement vert à bas carbone. En tant que plus grand pays exportateur mondial de déchets solides et grand consommateur de plastiques par habitant, les États-Unis ont cependant refusé de ratifier la Convention de Bâle, créant des obstacles au processus mondial de traitement des déchets, dont les déchets plastiques. De plus, ils ont transféré une grande quantité de déchets vers des pays en développement, causant de graves dommages à l'environnement tant local que mondial. La partie américaine devrait se regarder dans un miroir pour rectifier sa tenue, et faire son introspection plutôt que d'accuser des victimes en premier.

China Daily : Selon des reportages, un sondage mené récemment par le Centre de Recherche Pew dans quatorze pays développés montre que la réponse de la Chine à la pandémie de COVID-19 est meilleure que celle des États-Unis. 84% des sondés pensent que les États-Unis n'ont pas bien riposté à l'épidémie. Selon une autre enquête d'opinion réalisée par le centre britannique de recherche sur l'opinion publique YouGov-Cambridge, 68% des Chinois interrogés pensent que la cohésion sociale de la Chine s'est renforcée depuis le début de l'épidémie, et il s'agit de la plus haute proportion parmi tous les pays sondés. Seuls 19% des Américains ont la même opinion à l'égard de leur pays. Nous avons également vu un reportage selon lequel 12% des ménages américains n'avaient pas assez à manger le mois dernier et de longues files d'attente se multipliaient devant certains lieux distribuant gratuitement de la nourriture. Il y a quelques jours, le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré que la pandémie avait montré la meilleure et la pire réaction de l'être humain face à la pandémie, et que l'homme avait témoigné des moments de développement scientifique et de solidarité, mais également des moments d'égoïsme, de rejet de responsabilité sur autrui et de séparatisme. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Hua Chunying : J'ai aussi remarqué les reportages que vous avez mentionnés. Face à la COVID-19, le gouvernement chinois accorde toujours la première priorité au peuple et à la vie. Nous avons pris les mesures de réponse épidémique les plus complètes, les plus rigoureuses et les plus strictes, pour être parmi les premiers au monde à juguler l'épidémie et à reprendre les activités économiques. Cette lutte contre la COVID-19 a permis de renforcer considérablement la confiance, la fierté, la solidarité et la cohésion de tous les membres du PCC et de toutes les ethnies du pays. La satisfaction et la confiance du peuple chinois envers le PCC et le gouvernement chinois ont atteint un pic historique. Les faits ont prouvé et continueront de prouver que la réponse du gouvernement chinois à l'épidémie peut réussir l'épreuve de l'histoire et du temps.

Dans le même temps, nous suivons avec navrement les reportages sur l'évolution de la situation épidémique aux États-Unis. Nous présentons au peuple américain notre solidarité et sympathie pour les difficultés auxquelles il est confronté. La pandémie de la COVID-19 a montré au monde d'une manière particulière que l'humanité formait une communauté d'avenir partagé et que seules la coopération et la solidarité permettraient de surmonter les difficultés. Comme je l'ai déjà dit, la Chine a non seulement mis en place des mesures de prévention et de contrôle efficaces dans son pays, mais aussi promu activement la coopération internationale tout en aidant, dans la mesure de ses capacités, les autres pays à lutter contre l'épidémie. Nous avons fourni aux États-Unis de nombreux matériels antiépidémiques, dont près de 40 milliards de masques, plus de 800 millions de paires de gants chirurgicaux et plus de 600 millions de combinaisons de protection. La Chine est prête à coopérer avec la communauté internationale, y compris les États-Unis, en matière de lutte contre la COVID-19 et à leur fournir soutien et aide dans la mesure du possible, car nous croyons que l'être humain ne vaincra complètement l'épidémie que lorsque tous les pays auront réussi leur lutte contre la COVID-19. Nous espérons pouvoir vaincre définitivement, par notre solidarité et notre collaboration, la pandémie dans le plus bref délai.

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