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Conférence de presse du 10 décembre 2020 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2020/12/10

CCTV : Le 8 décembre, la partie américaine a annoncé des sanctions contre 14 Vice-Présidents du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine en raison de questions liées à Hong Kong. La Chine a promis de prendre des contre-mesures. Quelles sont ces mesures précisément ?

Hua Chunying : Compte tenu du fait que la partie américaine a utilisé les questions liées à Hong Kong pour s'ingérer gravement dans les affaires intérieures de la Chine et nuire aux intérêts vitaux de la Chine, la partie chinoise a décidé d'imposer des sanctions réciproques aux officiels de l'administration, aux membres du Congrès et aux personnels des organisations non gouvernementales des États-Unis qui agissent de manière indigne et portent des responsabilités majeures sur les questions liées à Hong Kong ainsi qu'aux membres directs de leur famille. Dans le même temps, la Chine a décidé de mettre fin à l'exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques américains effectuant des visites temporaires à Hong Kong et à Macao.

La Chine exhorte une fois de plus la partie américaine à cesser de s'immiscer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine, et à ne pas aller plus loin sur la mauvaise voie dangereuse.

Hubei TV : Le 8 décembre, la province du Hubei a fait don d'un lot de matériels de prévention de l'épidémie et de vivres à la Mongolie qui lutte contre la COVID-19. Auparavant, la Mongolie avait fait don de 30 000 moutons pour soutenir la Chine dans sa lutte contre l'épidémie. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : La Chine et la Mongolie sont des voisins amis reliés par des montagnes et des rivières. Depuis l'apparition de la COVID-19, les deux parties ont travaillé main dans la main pour lutter contre l'épidémie, obtenant des résultats positifs et laissant de nombreuses histoires émouvantes, y compris le don de 30 000 moutons, ce qui démontre l'amitié entre les peuples chinois et mongol.

En Mongolie, il y a eu récemment de nouveaux changements dans l'épidémie locale, aggravant la pression sur la prévention de l'épidémie, et des matériels antiépidémiques sont nécessaires de toute urgence. La Chine a la tradition de répondre à son bienfait par un bienfait. Nous témoignons notre solidarité à la Mongolie confrontée à l'épidémie. De nombreuses collectivités locales en Chine, dont le Hubei que vous mentionniez et la Mongolie intérieure, ont fait des dons en argent et en matériel pour aider la Mongolie à lutter contre l'épidémie. L'équipement de test d'acides nucléiques et les réactifs de dépistage donnés en urgence par le Ministère chinois des Affaires étrangères sont déjà arrivés en Mongolie, aidant à la lutte contre l'épidémie de la Mongolie. Tous ces éléments illustrent de manière vivante les concepts de la communauté d'avenir partagé et de la communauté de santé pour tous.

Nous sommes convaincus que le peuple mongol vaincra l'épidémie. La Chine est également disposée à continuer d'offrir à la Mongolie une assistance dans la limite de ses capacités en fonction des besoins de la Mongolie.

Hubei TV : Selon des reportages, la star panda géant Xiang Xiang du zoo d'Ueno au Japon sera renvoyée en Chine à la fin du mois. Après avoir appris cette nouvelle, diverses activités pour dire au revoir ont été organisées dans la région d'Ueno à Tokyo, afin d'exprimer des regrets, des remerciements et des vœux. De nombreux internautes japonais ont laissé des messages pour exprimer leur regret de devoir laisser partir Xiang Xiang. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Hua Chunying : En effet, ces derniers jours, Xiang Xiang a retenu l'attention de nombreuses personnes, en particulier du peuple japonais. En apprenant que Xiang Xiang quitterait le Japon, ce matin, Fuji TV nous a envoyé une liste de questions à ce sujet. Nous avons contacté l'autorité compétente chinoise pour avoir plus d'informations. Depuis son lancement en février 2011, le projet de recherche conjointe sur le panda géant entre la Chine et Tokyo, Japon a progressé dans d'heureuses conditions, obtenant des résultats fructueux dans divers domaines tels que la protection et la reproduction du panda géant, la recherche scientifique, les échanges techniques et l'éducation du public. Nous comprenons parfaitement à quel point il est difficile pour le peuple japonais de dire au revoir à Xiang Xiang. Nous sommes très reconnaissants au peuple japonais, en particulier au zoo d'Ueno, pour leurs soins méticuleux et attentionnés à Xiang Xiang. Le panda géant mignon et adorable a en effet apporté beaucoup de joie au peuple japonais, en particulier aux enfants, et est également devenu un ambassadeur d'amitié entre les deux pays, apportant une contribution unique à l'avancement des liens amicaux entre les peuples chinois et japonais.

À notre connaissance, le retour de Xiang Xiang était initialement prévu pour la fin de cette année. En raison de l'impact de la COVID-19, il pourrait être difficile de la renvoyer en Chine comme prévu. Les autorités de coopération des deux parties, en prenant pleinement en considération la sécurité et la santé du panda géant, intensifient leurs communications et se consultent pour déterminer le moment précis du retour de Xiang Xiang en Chine. Nous espérons, et nous en sommes convaincus, que de bonnes nouvelles arriveront bientôt.

FSN : Aujourd'hui marque le 2e anniversaire de l'arrestation en Chine de Michael Spavor et de Michael Kovrig. Selon des reportages, des procureurs américains cherchent à conclure un accord pour retirer les accusations criminelles contre Meng Wanzhou et la laisser retourner en Chine. Si cela a lieu, Michael Spavor et Michael Kovrig reviendront-ils au Canada ?

Hua Chunying : Vous vous préoccupez beaucoup de la date de retour des deux citoyens canadiens. Nous attendons aussi vivement le jour où Mme Meng Wanzhou pourra revenir en Chine en sécurité. La nature de ces cas est différente. Nous avons déjà dit que l'affaire Meng Wanzhou est un incident politique pur et simple, tandis que ces deux citoyens canadiens ont été arrêtés et poursuivis et seront jugés par les départements compétents chinois en vertu de la loi pour des crimes présumés contre la sécurité nationale de la Chine. Les droits légaux des deux citoyens canadiens ont été garantis tout au long du processus.

AFP : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a exhorté les universités américaines à examiner les dons et les étudiants venant de la Chine. Il a averti que la Chine essayait de voler les résultats d'innovation. Quels sont vos commentaires à cela ?

Hua Chunying : J'ai remarqué les reportages concernés. J'ai noté également que deux universités américaines avaient critiqué les propos concernés de Pompeo, disant que ses attaques étaient totalement erronées, honteuses et insoutenables. Je pense que vous avez aussi lu ce reportage.

Le discours concerné de Pompeo, plein de préjugés idéologiques, calomnie et déshonore arbitrairement la Chine et le Parti communiste chinois (PCC) et stigmatise les échanges éducatifs sino-américains, révélant pleinement son intention sinistre de miner délibérément l'amitié et la coopération entre les deux pays.

Il est à noter que les échanges et la coopération éducatifs sino-américains ont approfondi la connaissance mutuelle entre les deux peuples. La coopération bilatérale, mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant, est honnête, transparente et irréprochable, et elle est largement saluée par le milieu académique et le peuple des États-Unis. L'acte de Pompeo est évidemment impopulaire.

Nous exhortons encore une fois Pompeo et ses semblables à respecter les faits fondamentaux et à cesser de fabriquer et de diffuser de fausses nouvelles.

Agence de presse Xinhua : Le 8 décembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré lors d'une visioconférence du Conseil russe pour les affaires internationales que les pays occidentaux, qui refusaient d'accepter la réalité d'un monde multipolaire qui se dessinait, avaient fait tout leur possible sous la direction des États-Unis pour attirer d'autres pays que la Chine et la Russie dans un ordre mondial unipolaire, mais que la Chine, la Russie et d'autres pays, en tant qu'un des pôles du monde, ne succomberaient pas à cette tentative de l'Occident. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : Le point de vue du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sur la nécessité de ne pas succomber à un ordre mondial unipolaire reflète les sentiments communs de la majorité de la communauté internationale. Comme nous pouvons tous le constater, à l'heure actuelle où l'unilatéralisme et les actes d'intimidation sapent l'ordre international et les normes régissant les relations internationales, la paix et la stabilité mondiales ainsi que l'équité et la justice internationales sont confrontées à de réelles menaces et à de graves défis. La recherche de la solidarité, de la coopération ainsi que du gagnant-gagnant, plutôt que de la division, de la confrontation ou du jeu à somme nulle, afin de promouvoir le développement de l'ordre international dans une direction plus juste et plus raisonnable, constitue l'aspiration commune de l'écrasante majorité des pays du monde, y compris la Chine et la Russie, et en particulier de nombreux pays en développement.

Comme le Président Xi Jinping l'a fait remarquer de manière approfondie, il n'y a qu'un seul système dans le monde, c'est celui centré sur l'ONU, et il n'y a qu'un seul ensemble de règles, ce sont les normes fondamentales régissant les relations internationales étayées par la Charte des Nations Unies. Nous sommes d'avis que le respect mutuel et l'égalité entre les pays de tailles différentes sont le principe premier de la Charte des Nations Unies. Aucun pays n'a le droit de prendre seul en main les affaires internationales, de disposer du sort des autres pays, ou de monopoliser les avantages en matière de développement. Se prendre pour les maîtres et s'engager dans l'hégémonisme et l'intimidation ne peuvent conduire qu'à l'isolement, et inciter à la confrontation et créer la division sont inévitablement un contre-courant qui ne trouvera pas d'écho.

À une époque où les défis mondiaux se multiplient, les affaires du monde doivent être gérées par la concertation. C'est à tous les pays de préserver ensemble la sécurité universelle, de bénéficier ensemble des fruits du développement et de décider ensemble de l'avenir du monde. La Chine préconise que tous les pays forment une communauté d'avenir partagé qui partage heurs et malheurs. Nous sommes prêts à travailler avec la Russie et d'autres pays du monde pour défendre ensemble le multilatéralisme ainsi que l'équité et la justice internationales.

AFP : Hier, l'activiste de Hong Kong Nathan Law Kwun-chung et la Ministre britannique de l'Intérieur ont tenu leur première rencontre, lors de laquelle Law a déclaré que le passeport britannique d'outre-mer (BNO) était d'une haute importance pour les Hongkongais qui perdaient de plus en plus leur liberté. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Hua Chunying : La personne dont vous parlez ne représente pas du tout les habitants de Hong Kong. Depuis la mise en œuvre de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, le système juridique de Hong Kong est devenu plus complet, l'ordre social y est devenu plus stable, et le sentiment de sécurité des résidents de Hong Kong et des ressortissants étrangers à Hong Kong s'est considérablement accru. La poursuite de la stabilité, de la paix et de la solidarité pour le développement est déjà devenue un consensus social. Selon les résultats d'un récent sondage d'opinion concerné de Hong Kong, plus de 80% des résidents de Hong Kong n'estiment pas que leur vie quotidienne a été affectée par la mise en œuvre de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, et plus de 70% du public pensent que cette loi a contribué à rétablir la paix et la tranquillité dans la société. Les effets positifs de cette loi sur Hong Kong sont évidents pour tous et ne peuvent pas être niés. Toutes les parties ont pleine confiance dans le développement futur de Hong Kong.

Certaines personnes prétendent que leur liberté a été affectée. Je pense qu'il s'agit de leur liberté de faire tout ce qu'elles veulent, de faire le mal et de porter atteinte à la gouvernance en vertu de la loi et à la stabilité sociale de Hong Kong. Je tiens également à souligner que les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine, et qu'aucun pays, organisation ou individu n'a le droit d'y interférer. Nous exhortons les forces extérieures concernées à abandonner leurs tentatives visant à s'ingérer dans les affaires de Hong Kong par le biais de la manipulation politique.

The Paper : Aujourd'hui est la Journée mondiale des droits de l'homme. Certains pays occidentaux se sont dits préoccupés par la situation des droits de l'homme en Chine. Comment la Chine réagit-elle à cela ?

Hua Chunying : Pour examiner la situation des droits de l'homme dans un pays, il faut adopter une attitude respectueuse des réalités et raisonner avec des faits objectifs.

Le gouvernement chinois attache une grande importance à la promotion et à la protection des droits de l'homme. Nous nous engageons dans le concept des droits de l'homme centré sur le peuple, et avons intégré la promotion et la protection des droits de l'homme dans les statuts du PCC, la Constitution de la République populaire de Chine et les plans de développement national, considéré le droit à la vie et au développement comme les droits de l'homme fondamentaux et prioritaires, et travaillons à promouvoir de manière coordonnée les droits politiques, économiques, culturels et environnementaux du peuple. Ainsi, nous avons frayé avec succès une voie de développement des droits de l'homme qui correspond aux conditions nationales de la Chine.

Nous avons mis 1,4 milliard de personnes à l'abri des besoins élémentaires, sorti plus de 850 millions de personnes de la pauvreté, offert des emplois à 770 millions de personnes, accordé une protection de base à 250 millions de personnes âgées, à 85 millions de personnes handicapées et à plus de 43 millions de personnes bénéficiaires des allocations de subsistance en milieu urbain et rural. Nous avons le plus grand groupe à revenu intermédiaire et avons construit les plus grands systèmes de l'éducation, de la sécurité sociale, de la santé et de la démocratie électorale à la base dans le monde. Face à la survenue de l'épidémie de COVID-19, la Chine a toujours donné la priorité au peuple et à la vie, en mettant la vie et la santé du peuple au premier plan, en ne ménageant aucun effort pour sauver chaque vie, en prenant bien soin de la santé de tous et en défendant la valeur et la dignité de chacun. La 5e Session plénière du 19e Comité central du PCC, qui s'est tenue il n'y a pas longtemps, a examiné et approuvé les propositions sur l'élaboration du 14e Plan quinquennal (2021-2025) pour le développement économique et social national et des Objectifs à long terme à l'horizon 2035. La Chine entamera une nouvelle marche vers la construction sur tous les plans d'un pays socialiste moderne. Je suis convaincue que les droits de l'homme du peuple chinois seront de mieux en mieux protégés.

RCI : Nous avons remarqué que l'Association d'amitié entre les peuples chinois et africains a célébré son 60e anniversaire hier, quelle est l'importance particulière des interactions amicales sino-africaines à l'heure du coronavirus ?

Hua Chunying : D'abord, merci pour l'attention que vous portez à l'association. J'aimerais saisir cette occasion pour féliciter de nouveau le 60e anniversaire de l'Association d'amitié entre les peuples chinois et africains. Les Chinois parlent de l'« oreille parfaitement accordée à l'âge de soixante ans », cela signifie que l'amitié et la coopération sino-africaines sont entrées dans une phase de maturité.

L'Association d'amitié entre les peuples chinois et africains est un groupement civil spécialisé dans la diplomatie populaire en Afrique. Elle est le premier en son genre en Chine. Sa fondation a coïncidé avec le moment critique de l'indépendance des peuples de différents pays africains, et elle est une illustration de la solidarité et de l'entraide entre les peuples chinois et africains. Au cours des soixante dernières années, en tant que témoin historique de l'amitié sino-africaine et aussi contributeur à l'amitié sino-africaine, l'association s'est sans cesse développée et agrandie pour devenir une force essentielle pour l'amitié populaire sino-africaine.

Hier, l'association a tenu la cérémonie pour célébrer son 60e anniversaire, la Vice-Présidente du 13e Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) et Présidente de l'Association d'amitié entre les peuples chinois et africains Li Bin y a participé et donné une allocution. Plus de 200 invités dont des Chefs de missions diplomatiques africaines en Chine et des représentants de Chine et de pays africains étaient présents à la cérémonie, des personnalités et organisations amicales africaines dont le Vice-Président de l'Ouganda et l'ancien Premier Ministre de la Tanzanie ont envoyé des lettres de félicitation. Ils ont vivement salué les grandes contributions apportées par l'association au renforcement de l'amitié traditionnelle sino-africaine et à la promotion des bénéfices mutuels, et ont remercié le peuple chinois d'avoir lutté ensemble contre la pandémie avec les peuples africains.

Le mois dernier, nous venons de célébrer le 20e anniversaire du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA). Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a avancé une proposition en quatre points pour assurer que les relations entre la Chine et l'Afrique saisissent la tendance de l'époque et atteignent de nouveaux sommets, et pour encourager de nouvelles réalisations et une montée en gamme de la coopération sino-africaine. Aujourd'hui, la 14e Réunion de hauts fonctionnaires du FCSA s'est tenue à Beijing. La partie chinoise est prête à travailler avec les amis africains pour bien mettre en œuvre les acquis du Sommet de Beijing du FCSA et du Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19, intensifier les efforts dans la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route », et apporter plus de bénéfices aux peuples chinois et africains.

Beijing Daily : Le quotidien allemand Der Tagesspiegel a publié le 8 décembre un article critique intitulé Les loups guerriers chinois, accusant la « diplomatie des loups guerriers » de la Chine. Le reportage a utilisé une image du caractère chinois杈 (fourche), commettant une faute d'orthographe par rapport à son intention initiale d'utiliser le caractère 权 (pouvoir). Selon l'article, la Commission des droits de l'homme du Bundestag allemand a tenu le 18 novembre une prétendue « audition sur les droits de l'homme en Chine », suscitant des critiques de l'ambassade chinoise. L'article a cité les propos de la députée antichinoise du Parti vert Margarete Bause, selon laquelle la Chine poursuit une « diplomatie des loups guerriers ». Quelle est votre réponse à cela ?

Hua Chunying : J'ai remarqué que le média allemand que vous mentionniez avait écrit le caractère chinois杈 pour le caractère权, se faisant ridiculiser par les médias chinois. Néanmoins, une telle faute élémentaire n'est pas surprenante, car en fait, il y a des gens qui ne connaissent rien sur la Chine et qui pourtant lancent sérieusement des attaques purement inventées contre la Chine.

Quant à la « diplomatie des loups guerriers », je voudrais demander à ceux qui accusent la Chine de mener la « diplomatie des loups guerriers » s'ils ont vu le film d'animation de Disney Le Roi Lion ? Que pensent-ils du petit lion mignon, Simba, qui a grandi et est devenu mûr sous différentes sortes de soupçons, de critiques et d'attaques ?

Rappelez-vous ce qui s'est passé entre la Chine et certains pays depuis ces derniers temps. Y a-t-il eu un seul incident ou un seul moment où la Chine avait lancé la provocation en premier ? Y a-t-il eu un moment ou un seul cas où c'était la Chine qui s'ingérait dans les affaires intérieures d'autrui ? Y a-t-il eu un seul moment ou un seul incident où la Chine menaçait ou sabotait les intérêts des autres pays ?

Qu'il s'agisse d'étiqueter le virus, de politiser l'épidémie, de stigmatiser la Chine, ou d'abuser du concept de la sécurité nationale pour réprimer arbitrairement les entreprises chinoises et saper les échanges humains et culturels normaux ainsi que la coopération économique, commerciale, scientifique et technologique ; qu'il s'agisse d'interférer dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte des droits de l'homme, de la démocratie et de la liberté, de violer de façon flagrante les normes fondamentales régissant les relations internationales, de lancer des attaques venimeuses contre le système politique chinois ou d'imposer à propos de rien des sanctions unilatérales, serait-ce juste que la Chine n'ait pas le droit d'expliquer les faits et la réalité alors que certains disposent de leurs « droits » de diffamer, d'attaquer, de déshonorer et de blesser la Chine à leur guise ? Même un citoyen a le droit à la défense légitime en vertu de la loi, et la Chine, en tant que pays souverain, n'a-t-elle pas le droit de sauvegarder la souveraineté, la sécurité, les intérêts de développement, l'honneur et la dignité du pays ? La Chine ne peut-elle rien faire que d'être un « agneau silencieux » face aux accusations impitoyables toutes inventées aussi agressives que le loup et le tigre ?

Quand j'étais petite, il y avait un feuilleton très populaire en Chine, Huo Yuanjia. Une phrase de sa chanson thématique dit La crainte et la tolérance ne font qu'encourager leur arrogance. Au fond, les critiques sur la « diplomatie des loups guerriers » ne sont rien d'autre qu'une nouvelle version de la « théorie de la menace chinoise » et un « piège de discours » fabriqué sur mesure contre la Chine par certains, dont la raison essentielle est qu'ils sont habitués à se poser en « donneurs de leçons » et à se faire obéir sans tolérer aucune réfutation. Leur but est d'empêcher la Chine de riposter. En collant cette étiquette à la Chine, ils menacent et font du chantage à la Chine afin qu'elle renonce à son droit de dire la vérité.

Cependant, ces gens doivent comprendre que la Chine n'est pas celle d'il y a cent ans. La Chine n'intimide jamais les autres, mais les Chinois ont des principes et du caractère. La diplomatie chinoise représente et défend les intérêts et la dignité des 1,4 milliard de Chinois, soit un cinquième de la population mondiale. Sur les questions de principe majeures qui touchent à la souveraineté, à la sécurité, aux intérêts de développement de la Chine ainsi qu'à l'équité et à la justice internationales, la diplomatie chinoise doit riposter résolument et énergiquement à toutes les provocations malveillantes, défendre vigoureusement les intérêts et la dignité nationaux et sauvegarder l'équité et la justice internationales.

Je tiens à souligner que la Chine adhère depuis toujours à la politique extérieure d'indépendance et de paix. L'agressivité n'est jamais notre tradition diplomatique, mais les génuflexions en signe de soumission ne représentent pas l'intégrité des Chinois. Face à l'hégémonie et à l'intimidation, le camarade Mao Zedong a déjà dit que « nous n'attaquerons pas sauf si nous sommes attaqués. Si nous sommes attaqués, nous contre-attaquerons certainement. » La Chine ne cherche pas à provoquer les autres, mais n'a nullement peur des provocations. Nous ne céderons pas à la coercition ni au chantage. Si certains qualifient la diplomatie chinoise de « diplomatie des loups guerriers » simplement parce que nous ripostons et disons la vérité face à des attaques, des calomnies et des dénigrements sans scrupule, je ne vois aucun problème à vivre avec ce titre de « loups guerriers » tant que nous combattons pour la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement de la Chine, la dignité et l'honneur nationaux, ainsi que l'équité et la justice internationales.

Prasar Bharati : Le Ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar a déclaré que la Chine avait offert des explications différentes pour son déploiement de plusieurs milliers de soldats sur la ligne de contrôle réel (LAC), et avait poussé les relations bilatérales dans leur étape la plus difficile de tous les temps. Il a également déclaré que, pour une certaine raison, la Chine avait violé plusieurs accords signés entre les deux parties depuis 1993, dans lesquels les deux parties avaient promis de ne pas envoyer de troupes à grande échelle à la LAC. Quelles sont les réponses du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Hua Chunying : La Chine et l'Inde étant des pays voisins et les deux plus grands marchés émergents du monde, le maintien de bonnes relations entre elles correspond aux intérêts fondamentaux des deux pays et de leur peuple, et dans le même temps, elles ont également besoin d'aller dans le même sens et faire des efforts conjoints. La nature de ce qui s'est passé dans la zone frontalière sino-indienne est très claire et la responsabilité incombe entièrement à la partie indienne. La Chine respecte toujours strictement les accords signés avec l'Inde, s'efforce de résoudre les questions frontalières par les négociations et les consultations et de maintenir la paix et la tranquillité dans les régions frontalières. Dans le même temps, la détermination de la Chine à sauvegarder la souveraineté territoriale nationale est inébranlable. Nous espérons que l'Inde travaillera dans la même direction que la Chine et fera davantage d'efforts pour favoriser la solidarité, la coopération et le développement commun.

Beijing Youth Daily : Selon des reportages, le 8 décembre, le sénateur républicain américain Marc Rubio et un autre parlementaire américain ont envoyé des lettres à des cadres supérieurs d'Intel et de Nvidia pour demander des informations concernant la vente de puces avancées à la Chine, notamment pour savoir s'ils étaient au courant que leurs puces auraient été utilisées pour la surveillance massive des Ouïgours dans le Xinjiang par la police chinoise. En outre, des médias ont déclaré que les autorités locales de Chine utiliseraient des applications de reconnaissance faciale qui peuvent avertir de l'apparition des Ouïghours. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous savons tous que Rubio est toujours antichinois. Il se donne pour mission de concocter toutes sortes de mensonges pour discréditer la Chine et servir ses propres intérêts politiques. Il n'a aucune intégrité politique.

L'utilisation des produits scientifiques et technologiques modernes et des approches des mégadonnées pour améliorer la gouvernance sociale est une pratique courante de la communauté internationale, et les États-Unis ne font pas exception. Au Xinjiang, des caméras sont installées dans des lieux publics concernés conformément à la loi, et il s'agit d'une mesure qui ne vise aucun groupe ethnique particulier et qui a pour objectif d'améliorer la gouvernance sociale et de prévenir et de combattre efficacement la criminalité. En fait, cette mesure permet au peuple de se sentir plus en sécurité et gagne le soutien général de tous les groupes ethniques.

En parlant de « surveillance », les États-Unis sont en fait critiqués par le monde entier pour avoir utilisé des moyens de haute technologie pour mener des activités de surveillance de masse. En 2017 déjà, l'administration américaine a demandé à 20 aéroports du pays de scanner les passagers pour la reconnaissance faciale, selon leurs propres reportages médiatiques. La police de New York a mis en place un système de surveillance à l'échelle de la ville qui permet de surveiller chaque piéton et chaque véhicule à chaque coin de rue et de suivre également ce qui se passe dans le téléphone portable des individus. Rien qu'au Texas, l'administration américaine, à tous les niveaux, dispose de huit centres de surveillance secrets qui partagent des renseignements et surveillent les réseaux sociaux et les forums en ligne. Selon un rapport du 4 juin 2019 publié par la Cour des comptes (GAO) des États-Unis, le Bureau de reconnaissance faciale du FBI peut accéder librement à une base de données contenant plus de 641 millions de photos sans autorisation légale. Une étude publiée par l'Université de Georgetown montre également qu'environ la moitié des adultes américains (plus de 117 millions de personnes) sont inclus dans des systèmes de reconnaissance faciale utilisés par les forces de l'ordre, les Afro-Américains étant plus susceptibles d'être signalés et contrôlés que les autres groupes ethniques. J'ai également lu un reportage sur le site Web de The Guardian publié le 17 juillet 2020 selon lequel au moins un quart des services d'application de la loi des États-Unis peuvent utiliser la technologie de reconnaissance faciale presque sans supervision. Rien qu'à New York, la police a utilisé la reconnaissance faciale plus de 8000 fois l'année dernière, en conjonction avec sa soi-disant « base de données des gangs » couvrant 42 000 New-Yorkais, dont une écrasante majorité sont des personnes de couleur. La police peut ajouter les noms des manifestants aux bases de données pour une surveillance de suivi injuste et une « application sélective » de la loi. Un autre secret de polichinelle est que les agences américaines compétentes violent depuis longtemps le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales en menant dans le cyberespace des opérations organisées et non discriminatoires d'espionnage, de surveillance et d'attaque à grande échelle contre des gouvernements, des entreprises et des individus étrangers.

Nous exhortons la partie américaine à abandonner l'approche de deux poids deux mesures, à cesser les manipulations politiques, à arrêter de fabriquer des mensonges liés au Xinjiang et à cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte des questions relatives au Xinjiang.

Reuters : Le Département du Trésor américain a imposé des sanctions au chef de gang de Macao Wan Kuok-koi, affirmant qu'il était député de la CCPPC, et que « l'Association mondiale de l'histoire et de la culture de Hongmen » sous son contrôle avait commis des actes criminels sous le couvert de « la Ceinture et la Route ». Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : Vous venez de dire que cette personne est un chef de gang. J'ai lu des reportages concernés et je me suis renseignée là-dessus. La personne concernée n'est membre ni du Comité national de la CCPPC ni des comités locaux de la CCPPC. C'est un autre exemple du fait que certaines personnes aux États-Unis fabriquent des mensonges et attaquent et salissent la Chine sans scrupule. Un tel comportement est vraiment dégradant.

China Daily : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a indiqué hier que plus de 60 pays dont les 27 États membres de l'Union européenne (UE) et quelque 130 entreprises de télécommunications avaient renoncé à la technologie chinoise de 5G. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Je voudrais demander à Pompeo de lister les plus de 60 pays dont 27 États membres de l'UE et les entreprises de télécommunications concernées qu'il a mentionnés. Sera-t-il en mesure de le faire ? Pour autant que je sache, les États-Unis font de la propagande et de la démagogie à travers le monde en recourant à la menace et à la séduction pour que d'autres pays adhèrent à leur prétendu « réseau ». Certains pays ont été forcés et ont été inclus à ce réseau malgré eux.

Les faits ont prouvé que les entreprises chinoises maintenaient un bon record de cybersécurité. Prenons l'exemple de Huawei, au cours des 30 dernières années, Huawei a mis en place plus de 1500 réseaux dans plus de 170 pays et régions, et a servi 228 des 500 plus grandes sociétés classées par le magazine Fortune et plus de trois milliards de personnes dans le monde entier. Il n'y a eu aucun incident de cybersécurité comme ceux révélés par Edward Snowden ou WikiLeaks. Il n'y a eu aucune opération de mise sur écoute ou de surveillance comme Prism, Equation Group ou Echelon. Et aucun pays ne peut fournir de preuves corroborant l'existence de portes dérobées dans les produits de Huawei. Huawei a depuis longtemps exprimé publiquement sa volonté de signer un accord « sans porte dérobée » et de mettre en place un centre d'évaluation de la cybersécurité dans n'importe quel pays. Quelle entreprise américaine est en mesure de prendre le même engagement ? Osent-ils le faire ?

Selon le reportage de l'AFP en octobre dernier, les États membres de l'alliance des « Five eyes », dont les États-Unis, ont publiquement demandé d'installer des portes dérobées dans des applications cryptées telles que Signal et Telegram pour fournir de l'accès aux organes de l'application de la loi. Jusqu'à présent, les États-Unis n'ont donné aucune explication.

Vous voyez tous clair que le prétendu « réseau propre » concocté par les États-Unis est en fait bien sale, car son véritable objectif est de réprimer les entreprises non américaines qui ont pris de l'avance sur les entreprises américaines et de réprimer le droit légitime au développement des autres pays, afin de sauvegarder le monopole, les intérêts égoïstes et l'hégémonie scientifique et technologique des États-Unis. L'intimidation ne sera pas populaire, et la coercition n'aboutit à rien. Nous sommes convaincus que la plupart des pays reconnaîtront la vérité, adopteront une position objective et impartiale et prendront des jugements indépendants.

Kyodo News : Vous avez mentionné des questions liées à Hong Kong. Les sanctions à l'encontre des États-Unis entreront-elles en vigueur aujourd'hui ? Y a-t-il des détails sur les personnes sanctionnées ?

Hua Chunying : Je viens de dire que la Chine imposera des sanctions réciproques aux officiels de l'administration, aux membres du Congrès et aux personnels des organisations non gouvernementales des États-Unis qui agissent de manière indigne et portent des responsabilités majeures sur les questions liées à Hong Kong ainsi qu'aux membres directs de leur famille. Quant à la question de savoir qui sont inclus, je suis sûre qu'ils le savent très bien.

PTI : Tout à l'heure, dans votre réponse à la question concernant le Ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar, vous avez dit que la Chine et l'Inde devraient travailler ensemble. L'un des points de vue clés de Subrahmanyam Jaishankar dans cette interview est que la Chine et l'Inde, tout en menant des négociations sur la question frontalière, ont également conclu plusieurs accords dans les domaines importants tels que le commerce et le tourisme. Il a aussi déclaré que la vie des habitants des zones frontalières pourrait être préservée comme d'habitude. Pouvez-vous expliquer précisément quels sont les efforts communs que les deux parties doivent faire maintenant ? Plus tôt, la Chine et l'Inde sont parvenues à de nombreux accords. Face à la nouvelle situation sur la question frontalière, comment les deux parties doivent travailler ensemble pour résoudre la question frontalière et faire avancer davantage les relations bilatérales ?

Hua Chunying : En ce qui concerne la question frontalière, j'ai dit tout à l'heure que les réalités de la situation concernée dans la zone frontalière sino-indienne sont très claires. La Chine a toujours strictement respecté les accords et les conventions signés entre la Chine et l'Inde, œuvre à régler la question frontalière par des négociations et des consultations, à maintenir la paix et la tranquillité dans des zones frontalières. Comme tous les autres pays souverains, la Chine a une détermination inébranlable à sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale. Dans la situation actuelle, quelle doit être la réflexion engagée par l'Inde sur elle-même ? Voilà une question sérieuse.

Il est vrai que la relation sino-indienne est confrontée à des difficultés et défis pour le moment, pourtant la politique chinoise à l'égard de l'Inde n'a pas changé. Nous avons toujours affirmé que le maintien de bonnes relations entre la Chine et l'Inde, deux pays voisins comptant chacun plus d'un milliard d'habitants et deux économies émergentes, est conforme aux intérêts fondamentaux des deux pays et des deux peuples. La Chine continuera de s'employer à maintenir et à développer la relation avec l'Inde, et à préserver la paix et la stabilité dans les zones frontalières. Pour des problèmes légués par l'histoire tels que la question frontalière, la Chine préconise toujours de trouver une solution juste, raisonnable et acceptable pour les deux parties, à travers des consultations pacifiques et amicales, et de mettre la question frontalière dans une place adéquate dans la relation bilatérale. Nous espérons que l'Inde ira dans la même direction que la Chine, prendra des mesures concrètes pour mettre en œuvre les consensus importants réalisés entre les dirigeants des deux pays, gérer adéquatement les divergences, renforcer la confiance mutuelle politique et la coopération pragmatique, de sorte à faire revenir la relation sino-indienne sur la voie de développement saine et stable.

Hubei TV : Le 8 décembre, l'Ambassadeur de Chine en Égypte et Représentant chinois auprès de la Ligue des États arabes (LEA) Liao Liqiang s'est rendu au siège du Secrétariat de la LEA pour remettre à celle-ci le deuxième lot de matériels antiépidémiques dans le cadre de l'assistance du Ministère chinois des Affaires étrangères à la LEA. Le Chef du Bureau du Secrétaire général et Secrétaire général adjoint de la LEA Hossam Zaki a reçu les fournitures au nom de la LEA. Pourriez-vous nous en partager plus de détails ?

Hua Chunying : Depuis l'apparition de l'épidémie de COVID-19, la Chine et les États arabes ont fait preuve de solidarité face à l'adversité et se sont entraidés mutuellement, ce qui a donné un exemple pour la coopération entre pays dans la lutte contre l'épidémie et illustré de manière vivante le fait que la Chine et les États arabes partagent heur et malheur. Au moment le plus difficile de la lutte contre la COVID-19 en Chine, le Secrétaire général de la LEA Ahmed Aboul Gheit a envoyé une lettre au Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi pour lui exprimer son soutien, et les États arabes ont fait don de plus de 10 millions de masques et d'autres matériels médicaux de première nécessité à la Chine. La Chine partage les sentiments des États arabes qui sont touchés par l'épidémie. Le Président Xi Jinping a envoyé des lettres de soutien à plusieurs dirigeants d'État arabe. La Chine a fourni aux États arabes plus d'un million de kits de détection et plus de 18 millions de masques, et envoyé des équipes d'experts médicaux à 8 États arabes. Les deux parties ont organisé plus de 40 visioconférences entre experts, et la coopération en matière de vaccins menée entre la Chine et les Émirats arabes unis (EAU), l'Égypte, le Maroc et d'autres États arabes progresse dans d'heureuses conditions.

Cette fois-ci, le deuxième lot de matériels donné par la Chine comprend 130 000 masques N95, qui, nous l'espérons, apporteront un soutien au Secrétariat de la LEA dans sa réponse au rebondissement de l'épidémie en hiver. Avant cela, la partie chinoise a déjà fourni au Secrétariat de la LEA 200 000 masques ordinaires et 9000 masques N95. Il s'agit d'une action concrète visant à mettre en œuvre la Déclaration commune de la Chine et des États arabes sur la solidarité contre la COVID-19.

Lors de la cérémonie de remise, le Sous-Secrétaire général de la LEA Hossam Zaki a déclaré que le deuxième lot de matériels antiépidémiques donné par le Ministère chinois des Affaires étrangères était un autre témoignage de l'amitié durable et indéfectible entre les États arabes et la Chine, et avait démontré une fois de plus l'importance que la Chine attache à son amitié fraternelle avec les États arabes. La LEA espère qu'avec les efforts conjoints des États arabes et de la Chine, ainsi que la solidarité et la coopération entre tous les pays du monde, l'humanité pourra vaincre la COVID-19 dans les plus brefs délais. La LEA est prête à travailler avec la Chine pour continuer à se soutenir mutuellement et promouvoir ensemble le développement approfondi des relations amicales arabo-chinoises. Nous sommes convaincus qu'après les épreuves de la lutte conjointe contre l'épidémie, la confiance mutuelle et l'amitié entre la Chine et les États arabes continueront à se développer en profondeur.

Shenzhen TV : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a accusé à nouveau lors d'un discours le PCC d'avoir émis le nouveau coronavirus. Le Président américain Donald Trump a mentionné le « virus chinois » une fois de plus hier quand il a retweeté un message sur le record de nouveaux décès liés à la COVID-19 en Allemagne. Quels sont les commentaires de la Chine à cela ?

Hua Chunying : Le nouveau coronavirus est un ennemi commun de l'humanité. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la communauté internationale ont clairement exprimé leur opposition à l'idée de lier le virus à des pays et régions spécifiques et à la stigmatisation en la matière. Je pense que vous avez tous remarqué que récemment, certaines études internationales constataient que le nouveau coronavirus s'était propagé à l'étranger avant de faire apparition en Chine, et la chronologie a été avancée à plusieurs reprises. Cela prouve une fois de plus que le traçage du virus est une question scientifique complexe qui nécessite des recherches et coopération scientifiques internationales par les chercheurs.

À l'heure actuelle, le nombre de cas de COVID-19 confirmés aux États-Unis a dépassé 15 millions, soit une hausse de plus d'un million en une semaine, ce qui signifie qu'un Américain sur 22 a été confirmé. Le nombre de cas décédés en raison de l'épidémie aux États-Unis frôle les 300 000. Plus de 3000 nouveaux cas ont été confirmés rien que pour hier. La population des États-Unis représente 4,2% de la population mondiale, cependant le nombre de cas confirmés dans ce pays représente 22,2% de celui du monde entier. Le nombre de cas par million de personnes y est plus de 5 fois que la moyenne mondiale. J'ai remarqué que selon des médias américains, l'épidémie était devenue une catastrophe humanitaire aux États-Unis. Certains politiciens américains, en vue de dissimuler leur incompétence dans la lutte contre l'épidémie, s'efforcent de stigmatiser le virus et de politiser l'épidémie, s'engagent dans une manipulation politique sur l'origine du virus, et diffusent des virus et mensonges politiques, dans la vaine tentative de rejeter leurs responsabilités sur autrui. Vous pouvez tous voir qu'aujourd'hui, les États-Unis sont devenus désormais le plus grand émetteur du virus. Les faits ont prouvé que cet acte ni scientifique ni moral nuit à la fois aux autres et à eux-mêmes. Nous recommandons aux politiciens concernés de respecter la réalité et la science, de cesser de stigmatiser ou de mener la manipulation politique au sujet de l'épidémie, de concentrer leurs efforts sur la lutte contre la COVID-19 dans leur propre pays, et de s'efforcer de protéger la vie et la santé des Américains. La Chine entend fournir de l'aide et du soutien dans la mesure du possible au peuple américain dans leur lutte antiépidémique.

Reuters : S&P Dow Jones Indices a annoncé aujourd'hui le retrait d'entreprises chinoises de ses indices boursiers. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J'ai répondu à une question similaire il y a quelques jours. Cela est évidemment influencé par le décret exécutif concerné de l'administration américaine, et un autre exemple de la répression de la partie américaine à l'encontre des entreprises chinoises par l'abus du pouvoir de l'État et du nom de la sécurité nationale. Nous nous opposons fermement aux pratiques concernées de l'administration américaine. Nous sommes convaincus que les actes de la partie américaine consistant à concocter toutes sortes de mensonges et de rumeurs pour endiguer de manière méprisable les entreprises chinoises s'avéreront contraires aux intérêts des États-Unis.

Reuters : L'Ambassade chinoise aux États-Unis a déclaré que son compte Twitter avait été piraté et a nié avoir retweeté le 9 décembre un message du Président américain Donald Trump accusant les démocrates d'avoir truqué les élections. Avez-vous plus d'explications là-dessus ?

Hua Chunying : L'Ambassade de Chine aux États-Unis a publié une déclaration affirmant qu'elle n'avait partagé aucun tweet le 9 décembre.

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