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Conférence de presse du 4 janvier 2021 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2021/01/04

Hua Chunying : Chers amis journalistes, bonjour ! Bienvenue à la première séance de la conférence de presse régulière du Ministère des Affaires étrangères de l'année 2021. L'année 2020 qui vient de s'achever a été une année hors du commun tant pour la Chine que pour le monde entier. Je voudrais remercier tous les amis de la presse, chinois et étrangers, pour avoir travaillé à nos côtés, témoigné, vécu et raconté une année où la diplomatie chinoise a surmonté les difficultés avec détermination et s'est avancée en assumant d'importantes responsabilités.

L'année 2021 sera d'une importance historique pour la Chine puisque nous célébrerons solennellement le centenaire du Parti communiste chinois (PCC). Dans les années 1930 et 1940, lorsque le gouvernement du Kuomintang de l'époque bloquait Yan'an et « diabolisait » le PCC, des journalistes étrangers comme les Américains Edgar Snow, Anna Louise Strong et Agnes Smedley, curieux de savoir qui était le PCC et de quoi il s'agissait, se sont rendus à Yan'an après avoir surmonté de diverses difficultés, et ont rédigé de nombreux reportages objectifs tels que le célèbre livre Red Star Over China grâce à un contact étroit avec les communistes chinois, donnant au monde un premier aperçu du PCC et des efforts des communistes chinois pour unir et diriger le peuple chinois dans la poursuite de l'indépendance nationale et de la libération du peuple. Ils sont devenus eux-mêmes des yeux du reste du monde pour comprendre le PCC et la Chine. Leurs reportages et ouvrages ont résisté à l'épreuve de l'histoire. Et ils resteront pour toujours dans la mémoire du peuple chinois en tant que bons et vrais amis.

La Chine se trouve à une période historique charnière pour la réalisation des objectifs des « deux centenaires » et est sur le point d'entamer une nouvelle marche pour construire sur tous les plans un pays socialiste moderne. Nous espérons sincèrement que les journalistes étrangers pourront, avec leur plume et leur caméra, enregistrer fidèlement et rapporter objectivement la gouvernance de l'État par le PCC, la lutte du peuple chinois pour réaliser ses rêves et l'engagement de la Chine dans un développement pacifique. Nous souhaitons également que vous deveniez des ponts et des liens importants pour renforcer la compréhension mutuelle et la coopération entre la Chine d'aujourd'hui et le reste du monde.

Comme par le passé, le Département de l'Information du Ministère continuera à vous fournir les facilités, assistances et soutiens nécessaires pour votre travail, vos interviews et votre vie en Chine.

CCTV : Selon des reportages, le 3 janvier, l'Indonésie a déclaré qu'elle commencerait, à partir de ce jour-là, à distribuer le vaccin développé par la société chinoise Sinovac Biotech dans l'ensemble de ses 34 provinces. Et la Ministre égyptienne de la Santé et de la Population a déclaré que son pays avait signé un contrat d'achat avec le groupe Sinopharm et obtenu l'approbation de l'Autorité égyptienne des médicaments pour l'utilisation d'urgence du vaccin. Quels sont vos commentaires sur les progrès de la coopération en matière de vaccins entre la Chine et d'autres pays ? Les vaccins chinois sont-ils assez rassurants en matière de sûreté et d'efficacité ?

Hua Chunying : La Chine reste toujours ouverte à la coopération internationale en matière de vaccins et soutient activement les entreprises chinoises dans leur coopération sur la recherche et le développement (R&D) et la production de vaccins avec leurs homologues étrangers. À l'heure actuelle, plusieurs vaccins chinois sont en phase III d'essai clinique à l'étranger et enregistrent de bons progrès. La Chine a également pris une part active aux initiatives de coopération internationale, telles que le mécanisme COVAX. Des pays comme les Émirats arabes unis (EAU) ainsi que Bahreïn ont approuvé l'enregistrement des vaccins inactivés de Sinopharm. La Chine honorera fermement son engagement de contribuer à l'accessibilité et à l'abordabilité des vaccins dans les pays en développement en utilisant ses vaccins comme un bien public mondial une fois qu'ils auront été développés et déployés.

En ce qui concerne la sûreté et l'efficacité des vaccins, j'aimerais souligner que le gouvernement chinois met toujours la sûreté et l'efficacité des vaccins contre la COVID-19 à la première place. Les entreprises chinoises de R&D de vaccins font progresser la mise au point des vaccins en suivant strictement les règles scientifiques et les exigences réglementaires et en respectant les lois et les règlements. Comme tout le monde le sait, le 30 décembre dernier, l'Administration nationale des produits pharmaceutiques (NMPA) de la Chine a officiellement approuvé la mise sur le marché conditionnée du vaccin inactivé contre la COVID-19 développé par China National Biotech Group (CNBG) du groupe Sinopharm. Cela témoigne parfaitement de la sûreté et de l'efficacité des vaccins chinois. Et la Chine est prête à continuer à travailler avec toutes les parties pour promouvoir la distribution équitable des vaccins à l'échelle internationale, contribuer à la lutte mondiale contre la COVID-19 et protéger la vie et la santé des peuples de tous les pays.

Agence de presse Xinhua : Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi commencera aujourd'hui sa visite dans cinq pays africains. Chaque année depuis 31 ans d'affilée, l'Afrique est la première destination des visites à l'étranger des Ministres chinois des Affaires étrangères. Quelle en est la signification ? Quels sont les principaux sujets à l'ordre du jour de la visite du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi ?

Hua Chunying : Ce matin, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi est parti pour sa visite officielle dans cinq pays africains, à savoir le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Botswana, la Tanzanie et les Seychelles. Depuis 1991, les Ministres chinois des Affaires étrangères ont tous choisi l'Afrique comme première destination de l'année pour leurs visites à l'étranger. Cette tradition unique reflète le sentiment particulier d'amitié héréditaire entre la Chine et l'Afrique qui se traduit aussi par une solidarité à toute épreuve. Elle montre également que le développement de relations d'amitié et de coopération avec les pays africains est toujours une politique fondamentale constante et un choix stratégique inébranlable de la diplomatie chinoise.

Durant l'année 2020 qui vient de s'écouler, l'amitié entre la Chine et l'Afrique a été portée à un niveau supérieur après avoir été mise à l'épreuve par la COVID-19. Le Président Xi Jinping et les dirigeants africains ont organisé avec succès le Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19, érigeant ainsi un exemple de la coopération internationale contre la pandémie. L'année 2020 a également marqué le 20e anniversaire du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA). Au cours des deux dernières décennies, la Chine et les pays d'Afrique ont conjointement formulé et mis en œuvre « dix programmes de coopération » et « huit initiatives majeures ». Le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique a été multiplié par 20 et les investissements directs de la Chine en Afrique par 100. À ce jour, la Chine a aidé l'Afrique à construire plus de 6 000 kilomètres de chemins de fer et plus de 6 000 kilomètres de routes, ainsi que près de 20 ports et plus de 80 installations de production d'électricité de grande taille. La Chine a également étendu sa coopération avec l'Afrique dans de nouveaux secteurs d'activités dont l'économie numérique, les villes intelligentes, l'énergie propre et la 5G. De nouveaux progrès solides ont été enregistrés dans la coopération de qualité sino-africaine dans le cadre de « la Ceinture et la Route ».

Cette année marque l'année d'achèvement de la mise en œuvre des acquis du Sommet de Beijing du FCSA. Au cours de sa visite en Afrique, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi procédera à une coordination et des échanges approfondis avec les pays africains, encouragera la mise en œuvre du consensus important dégagé entre le Président Xi Jinping et les dirigeants africains ainsi que des acquis du Sommet de Beijing du FCSA et du Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19, soutiendra les pays africains dans leur lutte contre l'épidémie et dans leur reprise économique, promouvra la coopération conjointe sino-africaine dans le cadre de « la Ceinture et la Route » et favorisera la construction d'une communauté d'avenir partagé Chine-Afrique encore plus étroite.

Beijing Daily : Ces derniers jours, le site Internet d'un média principal suédois Dagens Nyheter a fait un reportage sur les pressions exercées par les États-Unis sur la Suède pour exclure Huawei de la construction du réseau 5G en Suède. L'Ambassadeur des États-Unis en Suède a dit l'autre jour aux médias qu'il était heureux de voir la Suède parvenir à la même conclusion que les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie en ce qui concerne la construction du réseau 5G. Ce reportage a également révélé qu'il n'y avait aucune entreprise aux États-Unis capable de concurrencer avec Huawei dans ce domaine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J'ai aussi noté les reportages concernés. Cela prouve une fois de plus que ce sont justement les États-Unis qui se livrent à l'intimidation, à la séduction et à la diplomatie « de coercition » partout dans le monde. La Chine est une victime de la diplomatie « coercitive » des États-Unis.

Les succès et les avantages des entreprises chinoises concernées dans le domaine de la 5G sont évidents pour tous. Les États-Unis devront prendre conscience que l'intimidation et la répression ne peuvent pas empêcher le développement des entreprises chinoises de haute technologie, ni maintenir leur monopole dans le secteur de la haute technologie. Comme l'a souligné le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi dans une récente interview, le moyen le plus durable pour maintenir l'avantage est de s'améliorer sans cesse et non de bloquer le développement d'autres pays. Nous espérons que les pays concernés pourront distinguer le vrai du faux, et créer un climat d'affaires juste, équitable, ouvert, transparent et non discriminatoire pour l'opération, le développement et la coopération normaux des entreprises concernées.

Reuters : La Bourse de New York a retiré de la cote jeudi dernier trois entreprises de télécommunications chinoises. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ? Quelles contre-mesures prendra-t-elle ? Vous attendez-vous à ce que davantage d'entreprises à capitaux chinois soient délistées ?

Hua Chunying : Concernant votre question, le Ministère du Commerce et la Commission de contrôle boursier de Chine ont donné des réponses.

Je tiens à souligner que la Chine s'oppose fermement à la politisation des questions économiques et commerciales, à l'abus du pouvoir d'État, à l'instrumentalisation du concept de sécurité nationale et à la répression injustifiée des entreprises chinoises par l'administration américaine. Les agissements concernés de la partie américaine violent gravement les principes de la concurrence sur le marché et les règles internationales du commerce dont les États-Unis se vantent depuis toujours. Le statut de place financière mondiale des États-Unis repose sur la confiance accordée par les entreprises et les investisseurs du monde à l'inclusivité et à la fiabilité des règles et normes américaines. Récemment, la répression constante et injustifiée des sociétés étrangères cotées aux États-Unis faite par des forces politiques américaines a mis au jour les caractères facultatif, arbitraire et incertain de leurs règles et normes. Il s'agit là d'un acte peu sage qui portera atteinte non seulement aux intérêts des investisseurs de tous les pays, mais aussi aux intérêts nationaux et à l'image propre des États-Unis, ainsi qu'au statut international de leur marché des capitaux. Nous espérons que les États-Unis respecteront le marché et l'État de droit et contribueront davantage à la préservation de l'ordre du marché financier mondial, à la protection des droits et intérêts légaux des investisseurs et au développement régulier de l'économie mondiale. Le gouvernement chinois prendra des mesures nécessaires pour protéger résolument les droits et intérêts légaux des entreprises chinoises.

Shenzhen TV : Selon des reportages, depuis le début de l'épidémie de COVID-19, la Chine a demandé le rapatriement des personnels des projets liés à l'Initiative « la Ceinture et la Route » dans certains pays insulaires du Pacifique et a réduit les effectifs des missions diplomatiques auprès de 10 pays du Pacifique, et en ce qui concerne le soutien à la lutte contre la COVID-19 à cette région, la Chine n'a quasiment pris aucune action. La Chine peut-elle le confirmer ? Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Les reportages concernés sont dénués de tout fondement et ont des arrière-pensées. En fait, depuis le début de l'épidémie de COVID-19, la coopération entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique est plus étroite. La semaine dernière, mon collègue a précisément présenté les acquis encourageants du développement du partenariat stratégique global entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique en 2020. Aujourd'hui, je tiens à ajouter quelques informations aux questions dont vous parliez.

Depuis l'apparition de l'épidémie de COVID-19, les diplomates chinois aux pays insulaires du Pacifique, adhérant à l'engagement initial de « diplomatie au service du peuple », ont fourni d'excellents services aux communautés chinoises locales, et travaillé inlassablement pour assurer les échanges et une coopération normaux entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique, y compris la coopération sur « la Ceinture et la Route ». Les Ambassades de Chine à Kiribati et aux Îles Salomon ont organisé respectivement des cérémonies de réouverture et d'inauguration en mai et septembre 2020. Voilà une preuve solide que la Chine attache une grande importance au développement des relations avec les pays insulaires du Pacifique.

En ce qui concerne le soutien aux pays insulaires du Pacifique dans la lutte contre la COVID-19, en mars 2020, la Chine a pris l'initiative d'organiser une visioconférence d'experts de la santé avec 10 pays insulaires du Pacifique ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine pour partager ses expériences en matière de prévention, de contrôle, de diagnostic et de traitement afin de les aider à prévenir la COVID-19. La Chine a créé le « Fonds de coopération anti-COVID-19 Chine-États insulaires du Pacifique » et a procédé à trois injections de capitaux supplémentaires. Le gouvernement central chinois et les gouvernements provinciaux tels que celui du Guangdong, ainsi que des entreprises et des organisations non gouvernementales ont fait de grandes quantités de dons de matériels antiépidémiques aux pays insulaires du Pacifique. Selon des statistiques disponibles, jusqu'à présent, le gouvernement et tous les milieux de la société de la Chine ont fait don de plus d'un million de masques, plus de 100 000 combinaisons de protection, et 23 000 visières et lunettes de protection aux pays insulaires du Pacifique, jouant un rôle important dans leur riposte à l'épidémie. La Chine tiendra également compte des besoins réels des pays insulaires du Pacifique et envisagera activement de leur fournir des vaccins anti-COVID-19 de diverses manières, afin d'apporter la contribution chinoise à l'abordabilité et l'accessibilité des vaccins dans ces pays.

En 2021, la Chine continuera d'être fidèle à la vision de la communauté d'avenir partagé pour l'humanité et de travailler main dans la main avec les pays insulaires du Pacifique pour lutter contre l'épidémie et surmonter les difficultés, dans le but d'approfondir davantage le partenariat stratégique global entre les deux parties et de mieux bénéficier aux deux peuples.

China Review News : Le 31 décembre, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a dit dans une déclaration que la persécution du PCC contre les 12 Hongkongais ayant franchi illégalement la frontière avait révélé une fois de plus l'indifférence du PCC et son mépris des droits des Hongkongais. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : La Chine est un État de droit, où la loi doit être strictement observée et tout cas d'infraction doit être puni. Les autorités judiciaires chinoises traitent les cas en vertu de la loi, et les États-Unis n'ont pas le droit de s'y immiscer.

Le droit à la vie est le droit de l'homme le plus important. Quant à l'indifférence et le mépris des droits de l'homme, il est à noter qu'aux États-Unis, il y a eu depuis le début de la COVID-19 plus de 20 millions de cas confirmés et plus de 350 000 morts. Permettez-moi de demander à M. Pompeo s'il a présenté de la sympathie à ces décès ? Et s'il a fait le moindre effort pour sauver ces vies ? Face à la pandémie, l'inaction et le mépris total de la vie sont la vraie indifférence et le véritable dédain des droits de l'homme.

Nous exhortons la partie américaine à cesser de calomnier et de déshonorer la Chine, à arrêter de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine en instrumentalisant la question de Hong Kong, et à s'abstenir d'interférer dans la souveraineté judiciaire de la Chine.

AFP : Le groupe d'experts de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour le traçage de l'origine du nouveau coronavirus viendra en Chine dans ce mois. Le Ministère des Affaires étrangères peut-il le confirmer ? Pourriez-vous fournir plus de détails, y compris la durée de son séjour en Chine ? Se rendra-t-il à Wuhan ?

Hua Chunying : Concernant votre question, je ne dispose pas d'information détaillée à vous fournir pour le moment. Cependant, comme mes collègues et moi l'avons présenté ici plusieurs fois, la Chine attache depuis toujours une grande importance à la communication et à la coopération avec l'OMS et fournit toujours un soutien et une coordination fermes et puissants à l'OMS pour son travail concerné.

Comme vous le savez tous, de plus en plus de preuves, de recherches et de reportages indiquent que l'épidémie de COVID-19 est apparue depuis plusieurs régions du monde dans la deuxième moitié de 2019, et le commencement de l'épidémie a été de plus en plus tôt. La Chine coopère activement et depuis toujours avec l'OMS, et préconise de permettre aux scientifiques de mener le travail du traçage dans le monde avec une attitude sérieuse et scientifique. Nous espérons également que les autres pays concernés pourront aussi coopérer activement, à l'instar de la Chine, avec l'OMS afin d'éclaircir la réalité le plus tôt possible et de fournir un meilleur soutien scientifique à l'humanité pour qu'elle puisse mieux se préparer aux éventuelles crises de santé publique dans le futur.

Global Times : Le Département d'État américain a tweeté le 3 janvier que le PCC avait saboté la primauté du droit au niveau international, en joignant dans le tweet un lien vers une page Web intitulée « Le PCC : une menace à la paix et à la sécurité mondiales ». Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Apparemment, certaines personnes de la partie américaine s'obstinent toujours à jouer le jeu dit « un mensonge répété mille fois se transforme en vérité ». Mais je dois leur rappeler par bonté de cœur qu'un mensonge reste toujours un mensonge bien que répété mille fois, voire dix mille fois.

Tout le monde voit clairement, je le crois, qui dans le monde sabote la paix et la stabilité internationales. Ces dernières années, c'est justement la partie américaine qui a recouru massivement à l'unilatéralisme et miné la coopération multilatérale. Elle s'est arbitrairement retirée des traités et organisations et livrée à la menace de sanctions. Jusqu'à présent, les États-Unis se sont déjà retirés d'une dizaine de traités et organisations internationaux. Dans le domaine du changement climatique, ils ont refusé de ratifier le Protocole de Kyoto et se sont retirés de l'Accord de Paris. Dans celui du contrôle des armements et de la non-prolifération nucléaire, la partie américaine s'est retirée du Plan d'action global commun et puis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, a révoqué la signature du Traité sur le commerce des armes, a annoncé son retrait du Traité Ciel ouvert et a adopté une attitude passive pour le prolongement du Traité New START de réduction des armes stratégiques. Au moment critique où les membres de la communauté internationale se sont unis pour lutter contre la COVID-19, les États-Unis ont annoncé leur retrait de l'OMS. Ils font obstacle à plusieurs reprises à la sélection des juges de l'Organe d'appel de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), ce qui a conduit à la fermeture de l'Organe d'appel et a gravement nui à l'autorité et à l'efficacité du système commercial multilatéral. Afin d'empêcher la Cour pénale internationale (CPI) d'enquêter sur les crimes de guerre commis par l'armée américaine pendant la guerre d'Afghanistan, les États-Unis ont menacé d'imposer des sanctions sur le personnel concerné de la CPI. Ils se sont également ingérés arbitrairement dans les affaires intérieures d'autres pays et ont provoqué de nombreuses guerres. Avec un tel bilan, comment les États-Unis peuvent-ils protéger la paix et la sécurité mondiales ? Les faits ont prouvé maintes fois que les États-Unis sont le facteur le plus instable qui menace la paix et la sécurité du monde. Selon un grand nombre de reportages, des sondages dans une dizaine de pays, dont l'Allemagne, le Japon et la République de Corée, ont révélé que la moitié des sondés, même plus, considéraient les États-Unis comme une menace majeure pour la sécurité. En plus, des médias et experts américains ont indiqué ouvertement que, pour les États-Unis, la plus grande menace géopolitique était justement eux-mêmes, mais non d'autres parties.

Nous espérons que la partie américaine pourra cesser de se tromper elle-même et tromper autrui, arrêter de fabriquer et diffuser les fausses informations, et retourner rapidement à la raison et au sang-froid.

China Daily : Selon un reportage du Daily Mail du Royaume-Uni, le Conseiller adjoint à la Sécurité nationale du président américain Matthew Pottinger a déclaré qu'il croyait que la source la plus crédible du nouveau coronavirus était une fuite depuis un laboratoire chinois, et qu'il existait des preuves crédibles montrant que l'Institut de virologie de Wuhan était à l'origine de la propagation mondiale de la pandémie de COVID-19. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J'ai également lu le reportage concerné. Franchement, je ne pouvais pas le croire quand je l'ai lu pour la première fois, à tel point que je l'ai attentivement relu plusieurs fois. Le reportage en question a cité effectivement certaines déclarations faites par Matthew Pottinger.

Comme nous le savons tous, l'allégation selon laquelle un laboratoire de Wuhan aurait fabriqué ou laissé fuir le virus a été publiquement rejetée par presque tous les scientifiques et experts éminents en contrôle des maladies du monde, y compris le plus grand expert en la matière aux États-Unis Anthony Fauci. Les scientifiques chinois ont accordé plusieurs interviews aux médias, et des médias américains se sont rendus à l'Institut de virologie de Wuhan pour des visites et des interviews sur le terrain avant de présenter d'un point de vue professionnel les informations concernées telles que la gestion et la recherche dans l'institut. Des médias chinois ont également publié des articles mettant en contraste les mensonges et les vérités sur l'épidémie, en citant un grand nombre de chiffres et de faits précis et détaillés pour réfuter en profondeur cette allégation.

Il est difficile d'imaginer que M. Pottinger, un haut responsable de l'administration américaine, fait encore aujourd'hui du tapage autour des mensonges d'une telle bassesse. Nous espérons que la partie américaine clarifiera s'il s'agit d'une déclaration personnelle de M. Pottinger ou d'une position officielle de l'administration américaine. Matthew Pottinger a dit qu'il avait des preuves crédibles, je l'invite alors à les présenter immédiatement !

Comme je l'ai mentionné dans ma réponse tout à l'heure, il existe de plus en plus de preuves, de reportages et d'études indiquant que l'épidémie de COVID-19 est apparue dans plusieurs régions du monde au cours du deuxième semestre de 2019, et le commencement de l'épidémie a été de plus en plus tôt. Nous espérons qu'une enquête scientifique sérieuse sur la question du traçage du virus sera menée par des scientifiques sous la direction de l'OMS pour que la vérité soit établie le plus rapidement possible, dans le but de permettre à l'humanité de mieux répondre à de telles crises de santé publique à l'avenir.

Face à une épidémie survenue soudainement et à un virus jamais connu auparavant par l'humanité, la Chine a tiré sans tarder la sonnette d'alarme pour la lutte mondiale contre la pandémie et publié dans les plus brefs délais les informations clés telles que la séquence génétique du virus. Nous maintenons depuis toujours une communication et une coopération étroites avec l'OMS. Nous espérons que les autres pays soutiendront fermement l'OMS et coopéreront avec elle énergiquement, tout comme la Chine, pour que l'OMS joue son rôle de premier plan dans la lutte mondiale contre la pandémie.

Puisque les hauts responsables de l'administration américaine sont si attachés à la question du traçage du virus, et compte tenu des reportages passés de médias américains sur la base biologique de Fort Detrick et son éventuel lien avec l'épidémie de grippe en autonome 2019 aux États-Unis et la COVID-19, pourquoi les États-Unis n'ont-ils pas invité l'OMS à envoyer des experts pour mener des enquêtes sur le terrain jusqu'à présent ? Que font exactement les plus de 200 laboratoires biologiques à l'étranger établis par les États-Unis ? Pourquoi les États-Unis n'autorisent-ils pas les journalistes internationaux à se rendre sur place pour des visites et des interviews ?

À l'heure actuelle où une nouvelle vague de la pandémie fait rage dans le monde entier, la Chine est prête à renforcer davantage la solidarité avec les autres pays et à déployer des efforts concertés pour vaincre la COVID-19 le plus tôt possible, de sorte que la vie et la santé des peuples soient protégées le mieux que possible. Comme l'a déclaré le Directeur général de l'OMS Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus dans son récent message du Nouvel An, dans la nouvelle année, il ne faut pas laisser l'emporter les théories du complot et les attaques contre la science qui apportent des douleurs inutiles à la santé des populations et à l'ensemble de la société. Nous espérons que les personnalités américaines en question pourront revenir à la raison et à la rationalité, faire face à la réalité et protéger au mieux, en renforçant leurs propres efforts et la coopération internationale, la vie et la santé du peuple américain. Soyez à la hauteur d'un grand pays !

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