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Conférence de presse du 13 janvier 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/01/13

CCTV : Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi vient de terminer sa visite au Myanmar. Quels sont les acquis et les temps forts de cette visite ?

Zhao Lijian : Au cours de la visite au Myanmar du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, il a rencontré le Président du Myanmar Win Myint, s'est entretenu avec la Conseillère d'État et Ministre des Affaires étrangères du Myanmar Aung San Suu Kyi et a eu un entretien avec le Chef de l'état-major de l'armée du Myanmar Min Aung Hlaing et le Ministre de l'Union pour le Bureau du Conseiller d'État du Myanmar U Kyaw Tint Swe. Les deux parties sont parvenues à un consensus politique majeur en douze points sur le futur développement des relations bilatérales et ont signé ou annoncé huit résultats concrets.

La Chine et le Myanmar sont liés par des montagnes et des rivières, et leur amitié fraternelle a une longue histoire. En janvier 2020, le Président Xi Jinping a effectué une visite d'État historique au Myanmar, ce qui a ouvert une nouvelle ère où la Chine et le Myanmar construisent conjointement une communauté d'avenir partagé. M. Wang a pris le Myanmar comme la première étape de sa visite dans des pays voisins cette année et a été le premier Ministre des Affaires étrangères à visiter le Myanmar après les élections générales du pays, cela a pleinement démontré l'importance que la Chine accordait à ses relations avec le Myanmar. Au cours de cette visite, les deux parties ont annoncé la conclusion d'un accord de principe sur le texte du Plan d'action de la construction d'une communauté d'avenir partagé Chine-Myanmar. La Chine s'est déclarée prête à continuer à soutenir le Myanmar dans sa lutte contre la COVID-19 et à fournir des vaccins et un nouveau lot de matériels antiépidémiques au Myanmar. La partie chinoise soutient les efforts du nouveau gouvernement du Myanmar dans la revitalisation de l'économie, l'amélioration du bien-être social, l'accélération du processus d'industrialisation et la promotion de la construction du Corridor économique Chine-Myanmar (CECM). La Chine soutient le Myanmar dans la poursuite des efforts visant à promouvoir la réconciliation nationale à la lumière de « l'esprit de Panglong », et continue à apporter une aide dans la mesure de ses capacités à cet égard. La Chine se félicite que le Myanmar assume les fonctions de pays coordinateur des relations Chine-ASEAN (Association des nations de l'Asie du Sud-Est), et est prête à travailler avec le Myanmar pour promouvoir la montée en gamme des relations Chine-ASEAN et encourager la mise en œuvre rapide du Partenariat économique régional global ( RCEP).

Nous sommes convaincus qu'après avoir résisté à l'épreuve de l'épidémie, l'amitié fraternelle entre la Chine et le Myanmar se renforcera davantage et la construction d'une communauté d'avenir partagé Chine-Myanmar continuera d'atteindre un nouveau niveau.

Global Times : Selon des reportages, pendant la période du 13e plan quinquennal, la Chine a construit les plus grands réseaux fixe et mobile du monde. Dans le domaine des technologies de télécommunication mobile, la Chine est partie de zéro dans l'ère 2G, a suivi les autres dans l'ère 3G, puis réduit les écarts dans l'ère 4G, pour enfin devenir un pionnier dans l'ère 5G. Cependant, depuis un certain temps, des politiciens américains forcent partout les autres pays à ne pas utiliser les équipements 5G fabriqués par des entreprises chinoises. Quels sont vos commentaires ?

Zhao Lijian : Les succès des entreprises chinoises de haute technologie dans le domaine de la 5G sont évidents pour tous. Ces dernières années, la Chine est devenue un des pôles majeurs mondiaux pour les demandes de brevets 5G. Selon les statistiques concernées publiées par le Ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information, avec le déploiement commercial, le développement de la 5G chinoise continue à prendre de la vitesse. Pour l'instant, la Chine a construit quelque 718 000 antennes 5G. Pendant la période du 13e plan quinquennal, dans le domaine de la 5G, la Chine a mis en place une chaîne industrielle complète couvrant les systèmes, les terminaux, les puces et les appareils, occupant un tiers du total mondial en termes de déclarations de brevets essentiels à la norme 5G. La taille de son réseau et le nombre des abonnés sont tous les deux les plus grands dans le monde. La puissance globale de l'industrie chinoise 5G est parmi les plus fortes du monde.

Nous sommes toujours d'avis que la technologie 5G est une technologie pionnière et directrice qui sert de plateforme pour la quatrième révolution industrielle, dont le développement et le déploiement doivent s'appuyer sur la concertation, la synergie et le partage de tous les pays. Dans les domaines scientifique et technologique, tracer des lignes pour le développement technologique selon les idéologies, ériger artificiellement des barrières et même généraliser le concept de sécurité nationale et réprimer les pays et les entreprises particuliers vont à l'encontre non seulement des lois fondamentales du développement scientifique et technologique mais aussi des intérêts communs de tous les pays. Nous espérons que tous les pays respecteront la loi du marché et la volonté des entreprises et créeront, pour les entreprises de Chine et de tous les pays, un climat d'affaires ouvert, équitable, juste et non discriminatoire à partir de leurs propres intérêts et des intérêts communs de la communauté internationale. La partie chinoise entend mener une coopération pragmatique avec toutes les parties dans divers domaines dont la 5G, sur la base du respect mutuel, de l'égalité, de la confiance mutuelle, de la coopération mutuellement bénéfique et du développement commun, pour mieux bénéficier à l'humanité et au monde.

Reuters : Le Secrétaire d'État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni Dominic Raab a déclaré que, en raison des inquiétudes sur le « travail forcé » et d'autres questions liées aux droits de l'homme, le Royaume-Uni introduirait de nouvelles mesures pour empêcher les produits du Xinjiang d'entrer dans la chaîne d'approvisionnement. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine s'y oppose fermement. Nous avons noté que, outre le Royaume-Uni, le Ministère canadien des Affaires étrangères avait également annoncé qu'il interdirait les marchandises issues du « travail forcé ». Le Royaume-Uni et le Canada ont fait la sourde oreille aux faits et à la vérité maintes fois clarifiés par la partie chinoise, et adopté de prétendues « mesures » contre d'autres pays sur la base des mensonges et de fausses informations. De telles politiques diplomatiques sont-elles encore sérieuses ? Ces prétendues « mesures » sont totalement indéfendables devant les faits et la morale !

Il n'existe pas de prétendu « centre de détention » au Xinjiang, et les allégations sur les « centres d'enseignement et de formation qui détiennent des millions de Ouïgours » sont des diffamations et calomnies sans le moindre fondement. Des médias américains ont déjà relaté il y a longtemps que l'organisation non gouvernementale soutenue par l'administration américaine « les Défenseurs des droits de l'homme des Chinois », en se basant seulement sur le témoignage de huit Ouïgours hors de Chine et des estimations approximatives, était parvenue à une conclusion absurde selon laquelle 10% des 20 millions d'habitants du Xinjiang sont détenus dans des « camps de rééducation ».

La prétendue question de « travail forcé » est entièrement un mensonge inventé par des institutions et personnes des États-Unis et d'autres pays occidentaux. Mes collègues et moi avons exposé la position de la Chine, présenté les faits et clarifié la vérité à plusieurs reprises et à diverses occasions. Le Xinjiang met en œuvre des politiques proactives en matière de travail et d'emploi, et protège vigoureusement les droits fondamentaux à l'emploi de tous les groupes ethniques. Les travailleurs de minorités ethniques choisissent leur travail de leur propre gré, signent volontairement dans le respect du principe de l'égalité des contrats de travail avec des entreprises concernées selon la loi et reçoivent des rémunérations appropriées. Comment peut-on parler du « travail forcé » ?

Il y a quelques jours, la Région autonome ouïgoure du Xinjiang a tenu une conférence de presse spéciale à Beijing, au cours de laquelle un travailleur migrant ouïgour venant du département autonome kirghiz de Kizilsu du Xinjiang Memetréhim Nasreddin a raconté son expérience de travail et de vie dans le Zhejiang après y avoir trouvé un emploi de son propre gré. Il a dit : « Certains à l'étranger disent que nous sommes forcés de venir travailler dans la partie intérieure du pays et que nous sommes sous surveillance. C'est extrêmement absurde ! C'est notre liberté de travailler où que ce soit dans notre propre pays. La partie intérieure du pays offre des salaires plus élevés et des conditions plus agréables, qui ne veut pas y aller travailler ? Si nous étions forcés de travailler et surveillés, pourquoi inviterions-nous nos frères et nos amis à aller travailler dans la partie intérieure du pays ? Au Zhejiang, j'ai également rencontré des étrangers qui y travaillent, sont-ils aussi forcés de le faire ? »

Sur le développement économique et social du Xinjiang, la Chine a publié successivement huit livres blancs sur le Xinjiang. Le gouvernement de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang a tenu 22 conférences de presse et invité plus d'un millier de diplomates, journalistes et représentants de communautés religieuses venant de plus de 100 pays à visiter le Xinjiang. Les mensonges et fausses informations de toutes sortes fabriqués par les forces antichinoises internationales, sans même être démentis, ne peuvent pas tenir devant les faits et la vérité.

Pour terminer, je tiens à souligner que la question liée au Xinjiang n'est pas une question de droits de l'homme, encore moins une question d'ethnie ou de religion, elle est en fait une question de lutte contre le terrorisme et le séparatisme. Les affaires du Xinjiang relèvent exclusivement des affaires intérieures de la Chine, et aucun pays n'a le droit ni le mandat de s'y immiscer. Certains pays dont le Royaume-Uni ont financé la fabrication et diffusé délibérément des mensonges et des rumeurs, calomnié et discrédité la Chine sous prétexte de prétendues questions liées aux droits de l'homme, et pris diverses mesures pour restreindre et réprimer les entreprises du Xinjiang. Cela a pleinement dévoilé leur visage hypocrite et leurs sinistres intentions de freiner le développement et le progrès du Xinjiang ainsi que de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine s'y oppose résolument. Les parties britannique et canadienne doivent révoquer immédiatement leurs décisions erronées, et cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine et de porter atteinte à ses intérêts. La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre ses intérêts nationaux et sa dignité nationale, et est déterminée à sauvegarder sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts en matière de développement.

China News Service : Selon des reportages, certaines organisations et institutions non gouvernementales en République de Corée ont récemment créé un « Comité préparatoire du 30e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la République de Corée et la Chine », prévoyant de promouvoir les échanges et la coopération bilatéraux à l'occasion du 30e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 2022 et de l'« Année des échanges culturels République de Corée-Chine 2021-2022 ». Pourriez-vous fournir plus d'informations à ce sujet ? La mise en place de ce comité a-t-elle bénéficié du soutien gouvernemental de la Chine ou de la République de Corée ?

Zhao Lijian : Pour autant que je sache, le « Comité préparatoire du 30e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la République de Corée et la Chine » a été créé par des organisations et des institutions non gouvernementales en République de Corée, avec la participation active des personnalités amies dont certaines venues du milieu politique, dans le but de stimuler les échanges et la coopération entre la Chine et la République de Corée. Nous invitons tous les secteurs des deux pays à soutenir et à participer activement à la cause de l'amitié Chine-République de Corée.

La Chine et la République de Corée sont voisins proches et partenaires de coopération importants l'une pour l'autre. L'année 2022 marque le 30e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la République de Corée, tandis que 2021 et 2022 sont « Années des échanges culturels » entre les deux pays. Les gouvernements de la Chine et de la République de Corée sont toujours en contact en matière de préparatifs des activités concernées. Tant qu'il y a des arrangements importants, les deux parties publieront les informations à temps par des canaux officiels.

South China Morning Post : Le Département d'État des États-Unis a confirmé l'annulation d'une visite à Taiwan de l'Ambassadrice américaine auprès des Nations Unies Kelly Craft. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Récemment, mes collègues et moi avons énoncé à plusieurs reprises la position solennelle de la Chine sur la visite planifiée à Taiwan de l'Ambassadrice américaine auprès des Nations Unies Kelly Craft. Je tiens à souligner une fois de plus que la Chine s'oppose fermement à tout échange officiel entre les États-Unis et Taiwan sous quelque forme que ce soit. Cette position est constante et claire. La Chine exhorte les États-Unis à respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les dispositions des trois communiqués conjoints sino-américains, à cesser tous les contacts officiels et liens militaires avec Taiwan, et à ne pas aller plus loin sur la voie erronée et dangereuse. La Chine continuera à adopter toutes mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté et ses intérêts de sécurité.

The Globe and Mail : Comment les entreprises étrangères peuvent-elles savoir si leurs produits sont issus d'un « travail forcé » au Xinjiang ? Vu les nouvelles mesures du Royaume-Uni, la Chine prendra-t-elle des contre-mesures vis-à-vis des entreprises canadiennes et britanniques en Chine ?

Zhao Lijian : Je viens d'énoncer la position chinoise de façon claire et détaillée. Avez-vous bien entendu ? Il n'y a aucun cas du prétendu « travail forcé » en Chine, et encore moins possible au Xinjiang. Par conséquent, la question dont vous parliez est inexistante.

The Paper : Selon des reportages, Mike Pompeo a annoncé le 11 janvier dans un tweet qu'en tant que plus grand contributeur aux Nations Unies, il donne la priorité aux contribuables américains et aux intérêts des États-Unis. Selon lui, les Nations Unies ne peuvent pas se passer du leadership américain, et les États-Unis ne peuvent pas se permettre de revenir au multilatéralisme d'auparavant. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Que les États-Unis soient ou non le plus grand contributeur aux Nations Unies, la communauté internationale tranchera. Mais il est bien documenté que les États-Unis sont le plus gros débiteur de contributions vis-à-vis de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Nous nous souvenons tous clairement de comment les États-Unis se sont retirés de traités et d'organisations à la légère. Avant de vanter le leadership américain, Pompeo devra tout d'abord payer les arriérés à l'ONU et rejoindre les traités et les organisations dont les États-Unis se sont retirés.

Les propos ineptes de Pompeo reflètent une fois de plus son ignorance et ses préjugés à l'égard de la Chine. La Chine est membre permanent du Conseil de Sécurité, le deuxième contributeur financier de l'ONU et de ses opérations de maintien de la paix, ainsi que le premier pourvoyeur de Casques bleus au sein des membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU. Depuis toujours, nous défendons fermement le multilatéralisme, soutenons le travail de l'ONU et appuyons les buts et principes de la Charte des Nations Unies. Lors des réunions de haut niveau pour commémorer le 75e anniversaire de la fondation des Nations Unies, le Président Xi Jinping a de nouveau annoncé une série d'initiatives et de mesures majeures, ce qui a démontré le sens des responsabilités de la Chine pour soutenir le multilatéralisme et promouvoir la paix et le développement internationaux. Tel est un fait généralement reconnu par la communauté internationale.

Ces dernières années, les États-Unis poursuivent l'unilatéralisme et l'intimidation, se sont retirés d'importantes agences des Nations Unies telles que l'UNESCO et le Conseil des droits de l'homme, et ont quitté le Plan d'action global commun sur la question nucléaire iranienne approuvé par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, causant des dommages sans précédent à l'ordre international et suscitant l'opposition d'un nombre croissant de pays.

Le monde est entré dans le 21e siècle. Nous ne pouvons ni ne devons faire marche arrière vers la guerre froide et la confrontation ayant marqué le 20e siècle. L'humanité est confrontée à un nombre croissant de défis mondiaux, notre seule issue repose sur le dialogue et la consultation sur un pied d'égalité, le renforcement de la coopération internationale, la sauvegarde conjointe du multilatéralisme, la protection du système international centré sur l'ONU, et la défense de l'ordre international fondé sur le droit international.

Agence de presse Xinhua : Selon des reportages, l'administration américaine a déclassifié 30 ans à l'avance un document sur la « stratégie indo-pacifique » du pays qui comprend la défense de Taiwan, l'aide à l'émergence de l'Inde pour contrebalancer la Chine et le maintien de la place prédominante des États-Unis dans la région. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Certains politiciens américains ont tenté de laisser un soi-disant « héritage » en déclassifiant le document concerné, mais le contenu de ce document a précisément mis en lumière la sinistre intention des États-Unis de contenir et de réprimer la Chine ainsi que de saper la paix et la stabilité régionales en se servant de la « stratégie indo-pacifique », qui est essentiellement une « stratégie de maintien de l'hégémonie ». Ce document a commis au moins trois erreurs majeures :

Premièrement, ce document est caractérisé par une mentalité prononcée de guerre froide et fortement teinté de confrontation militaire. Il va à l'encontre de l'esprit de bénéfice mutuel et de gagnant-gagnant dans la coopération régionale, ne correspond pas aux aspirations des peuples des pays de la région à la paix, à la stabilité et au développement, menace sérieusement la paix et les perspectives de développement de la région, et doit être balayé dans les poubelles de l'histoire. La partie américaine s'adonne à regrouper ses semblables pour créer de « petits clans » et recourt à des tactiques déshonorantes telles que la provocation de dissensions. Cela révèle pleinement son vrai visage en tant que destructeur de la paix et de la stabilité régionales, perturbateur de la solidarité et de la coopération et fauteur de troubles. Je pense que les pays de la région sont suffisamment lucides et vigilants à cet égard pour ne pas être embarqués sur le char des États-Unis ou être utilisés comme un outil permettant à la partie américaine de maintenir leur hégémonie.

Deuxièmement, ce document constitue une grave violation des engagements sérieux pris par l'administration américaine envers la Chine sur la question de Taiwan. Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde et Taiwan fait partie inaliénable du territoire chinois. La Chine a la détermination, la confiance et la capacité de contrecarrer toute forme d'ingérence des forces extérieures et les tentatives sécessionnistes visant à l'« indépendance de Taiwan », pour défendre résolument la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays. Toute tentative des États-Unis visant à réprimer la Chine en utilisant Taiwan sera peine perdue. Nous exhortons la partie américaine à reconnaître pleinement le caractère extrêmement sensible de la question de Taiwan, à respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, à gérer prudemment et adéquatement les questions liées à Taiwan, à ne pas envoyer de faux signaux aux forces séparatistes visant à l'« indépendance de Taiwan », et à ne pas aller plus loin sur la mauvaise voie dangereuse, de sorte à ne pas porter gravement atteinte à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taiwan ainsi qu'aux relations sino-américaines.

Troisièmement, ce document déforme de façon malveillante la politique de voisinage de la Chine et exagère la « menace chinoise ». Un mensonge restera toujours un mensonge et chacun tranchera de quel côté se trouvent la vérité et la justice. La Chine s'engage de manière déterminée dans la voie du développement pacifique, et poursuit la politique de défense nationale de nature défensive. Elle est pays constructeur de la paix mondiale, contributeur au développement mondial et défenseur de l'ordre international. En tant que membre responsable de la région Asie-Pacifique, la Chine a activement pratiqué le concept de diplomatie de voisinage dit « amitié, sincérité, bénéfices mutuels et inclusion », et apporté une contribution importante à la paix, à la stabilité et à la prospérité régionales. Cela est évident pour tous les pays de la région.

La région Asie-Pacifique est une région où les intérêts de la Chine et ceux des États-Unis s'entremêlent le plus intensément et où les deux parties ont les plus fréquentes interactions. Les États-Unis doivent rejeter la mentalité de guerre froide et de jeu à somme nulle, respecter effectivement les intérêts vitaux et les préoccupations majeures de la Chine, renforcer la communication et le dialogue avec la partie chinoise et gérer de façon appropriée les divergences, pour que la région Asie-Pacifique puisse devenir une « grande scène » pour la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et les États-Unis plutôt qu'une « arène » de jeu à somme nulle entre grandes puissances.

The Globe and Mail : Meng Wanzhou a demandé au Canada d'assouplir les conditions de sa liberté sous caution. Quand la Chine autorisera-t-elle la libération sous caution de Michael Spavor et de Michael Kovrig ?

Zhao Lijian : Tout d'abord, la nature de l'affaire Meng Wanzhou est très claire et sans équivoque. Il s'agit purement et simplement d'un grave incident politique. Nous exhortons à nouveau les États-Unis à retirer immédiatement le mandat d'arrêt et la demande d'extradition de Mme Meng et nous exhortons la partie canadienne à libérer immédiatement Mme Meng afin qu'elle puisse retourner en Chine en toute sécurité dès que possible.

Quant à votre deuxième question, comme le dit un dicton chinois, « le nœud doit être dénoué par celui qui l'a fait ». Veuillez le transmettre à votre gouvernement et laissez-le réfléchir à la façon de dénouer ce « nœud ».

Kyodo News : Vous avez dit hier que l'équipe d'experts de l'OMS arriverait à Wuhan le 14 janvier. Y a-t-il un changement de plan ? Les experts seront-ils mis en quarantaine pendant 14 jours ?

Zhao Lijian : À ma connaissance, il n'y a pas de changement pour le moment et je n'ai pas davantage d'informations à vous fournir. Si cela vous intéresse, veuillez vous renseigner directement auprès des autorités compétentes.

Reuters : En ce qui concerne l'efficacité du vaccin développé par Sinovac Biotech, il existe actuellement quatre groupes de données très différents. Selon certains experts, cela affaiblira la confiance de l'extérieur dans le vaccin et suscitera des inquiétudes sur sa transparence. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? Le gouvernement chinois vérifie-t-il également les données sur l'efficacité du vaccin concerné ? Que pensez-vous de l'efficacité réelle du vaccin développé par Sinovac Biotech ?

Zhao Lijian : Depuis le début de l'épidémie de COVID-19, les entreprises chinoises de la recherche et du développement (R&D) des vaccins s'efforcent de faire progresser la mise au point des vaccins en suivant strictement les règles scientifiques et les exigences réglementaires, et mènent activement la coopération internationale. La Chine attache toujours une grande importance à la sûreté et à l'efficacité des vaccins. Votre question est une question scientifique, veuillez vous renseigner auprès des entreprises et des experts concernés.

Selon des informations, le mécanisme interministériel du Conseil des Affaires d'État pour la prévention et le contrôle de l'épidémie tiendra une conférence de presse cet après-midi. Vous pouvez demander à vos collègues de poser des questions lors de l'événement.

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