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Conférence de presse du 2 mars 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021/03/02

Reuters : La Présidente de la Chambre des représentants des États-Unis Nancy Pelosi a rencontré, il y a quelques jours, des « défenseurs des droits de l'homme ouïgours ». Les deux parties ont discuté des « problèmes de droits de l'homme » dans la région du Xinjiang. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Wang Wenbin : Actuellement, la société du Xinjiang est sûre et stable, le développement tend au mieux et la population vit et travaille en paix. Les habitants de tous les groupes ethniques du Xinjiang jouissent pleinement des divers droits tels que ceux à la survie et au développement, et les langues parlées et écrites, les cultures traditionnelles et les us et coutumes des minorités ethniques sont bien protégés et transmis. Au cours des 60 dernières années, le volume économique du Xinjiang a été multiplié par plus de 200, son produit intérieur brut (PIB) par habitant a augmenté de près de 40 fois et l'espérance de vie moyenne est passée de 30 à 72 ans.

Les soi-disant « défenseurs des droits de l'homme ouïgours » que vous avez mentionnés sont essentiellement des séparatistes antichinois du « Turkestan oriental ». Nous nous opposons fermement au fait que les États-Unis, au mépris des efforts considérables de la Chine pour protéger les droits de l'homme et promouvoir l'emploi des habitants du Xinjiang, attaquent les politiques chinoises concernant le Xinjiang et s'ingèrent dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte de prétendues questions des droits de l'homme. Ce que les États-Unis doivent faire, c'est de faire face à leurs problèmes persistants, tels que la discrimination raciale et la brutalité policière, et de prendre effectivement des mesures pour améliorer la situation des droits de l'homme dans le pays.

ZDF : Le Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC) a publié un rapport selon lequel les journalistes étrangers ressentaient le « déclin de la liberté » dans leur travail en Chine. Quelle est la réponse de la Chine à cela ? La Chine accueillera bientôt les Jeux Olympiques d'hiver de Beijing et de nombreux journalistes étrangers viendront dans le pays pour couvrir cet événement. Comment la Chine assurera-t-elle à ces journalistes la liberté de reportage en Chine ?

Wang Wenbin : Je tiens tout d'abord à répondre au soi-disant « rapport » publié par cette organisation.

Nous n'avons jamais reconnu l'organisation que vous avez mentionnée. À en juger par le contenu que vous avez évoqué, ce « rapport » est plein de préjugés idéologiques et de calomnies contre la Chine dans le but de chercher noise. Auto-proclamé « Club des correspondants étrangers en Chine », le FCCC ne peut en aucun cas parler au nom des près de 500 journalistes étrangers en Chine. Son « rapport » n'est constitué que des propos paranoïaques d'une poignée de journalistes occidentaux et représente un exemple typique du reportage injuste et partial, ce qui va à l'encontre de la position juste et objective à laquelle les médias doivent adhérer.

Ce « rapport » fait passer le noir pour le blanc afin de jeter la confusion dans le public. L'ouverture sur l'extérieur est une politique fondamentale de la Chine. Nous invitons toujours les médias et les journalistes de tous les pays à exercer leur métier en Chine conformément à la loi et aux règlements en leur apportant des facilités et concours dans leur travail ainsi que leur vie en Chine. Malgré diverses difficultés lors de l'épidémie de COVID-19, la Chine a pris l'initiative d'aider plus de 100 journalistes étrangers et leur famille bloqués à l'étranger à retourner en Chine. Nous avons aidé les journalistes à accéder de manière ordonnée au site de test d'acide nucléique du marché de Xinfadi et aux sites de vaccination à Beijing, coordonné avec plusieurs parties pour faciliter les interviews de médias étrangers sur les progrès de la recherche et du développement des vaccins et avec le personnel de l'Institut de virologie de Wuhan, et organisé la participation des médias étrangers aux interviews liées au déconfinement de Wuhan et à la visite des experts de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Chine. Rien que pendant le déconfinement de Wuhan, nous avons organisé plus de 20 interviews collectives pour plus de 300 journalistes étrangers. Ces facilités et concours que la Chine a fournis aux médias étrangers sont tangibles, bien documentés et soutenus par des reportages. Y a-t-il un seul mot en la matière qui soit mentionné dans ce soi-disant rapport ?

C'est précisément grâce aux mesures strictes de prévention et de contrôle adoptées par la Chine contre la COVID-19 que les journalistes étrangers peuvent réaliser des reportages en Chine en toute sécurité. Qu'elles soient chinoises ou étrangères, toutes les personnes qui viennent ou se trouvent en Chine doivent respecter les réglementations antiépidémiques concernées. Même les experts de l'OMS qui se rendent en Chine doivent respecter la règle de 14 jours de quarantaine, pourquoi les journalistes étrangers peuvent-ils bénéficier d'un passe-droit et ne pas se conformer aux règles antiépidémiques ? Ce « rapport » réduit les mesures chinoises contre la pandémie en restrictions imposées sur les journalistes et émet des soupçons malveillants sur les actions bienveillantes de la Chine consistant à aider les journalistes et leur famille à retourner en Chine. Il s'agit de propos calomnieux sans scrupule qui inversent le vrai et le faux.

L'allégation selon laquelle la Chine « expulse » des journalistes relève purement d'un rejet des responsabilités sur la victime. En ce qui concerne ce qui s'est passé dans le domaine médiatique entre la Chine et les États-Unis, les tenants et les aboutissants sont parfaitement clairs. Ce sont toujours les États-Unis qui ont réprimé en premier et de façon injustifiée les médias chinois, et la Chine a été obligée d'y répondre de façon légitime. Dès 2018, la partie américaine a inscrit les médias chinois en tant qu'« agents étrangers » et les a désignés comme « missions étrangères ». L'année dernière, la partie américaine a retardé et refusé d'une manière injustifiée la délivrance de visas à plus de 20 journalistes chinois, expulsé de façon dissimilée plus de 60 journalistes chinois et réduit drastiquement le séjour de tous les journalistes chinois à un maximum de 90 jours. Face à l'attaque déraisonnable des États-Unis contre les médias chinois, la Chine a toujours maintenu une retenue maximale. Pour le moment, nous avons pris seulement des contre-mesures légitimes telles que retirer les cartes de presse de 14 journalistes de nationalité américaine du New York Times, du Wall Street Journal et du Washington Post qui avaient expiré avant la fin de l'année dernière et demander aux médias américains en Chine de faire une déclaration de leur état financier. Nous n'avons pas encore pris de contre-mesures contre la réduction indifférenciée par les États-Unis des visas des journalistes chinois aux États-Unis à un maximum de 90 jours. Ces faits sont indubitables et la Chine a publié à maintes reprises la chronologie concernée. Pourquoi ce « rapport » attaque-t-il partialement la Chine sans restituer les faits et la vérité concernés ?

Je tiens à ajouter que la région du Xinjiang a accueilli ces dernières années les visites de plusieurs groupes de personnalités des médias prestigieux internationaux, y compris celles de médias occidentaux. Certains journalistes, portant des idées préconçues, ont fabriqué plusieurs fois de fausses nouvelles sur le Xinjiang et fait des interviews en violant des règlements. Ainsi, c'est tout à fait de leur propre faute qu'ils sont impopulaires chez les interviewés locaux et traités par les autorités compétentes conformément aux lois et règlements.

Cette soi-disant organisation, portant des préjugés, déforme les faits et diffame et dénigre la Chine depuis longtemps. Nous avons aussi entendu parler de ses mauvais propos et actes en d'autres lieux du monde. Je tiens à souligner que la Chine est un État de droit et que tout le monde doit respecter les lois chinoises en Chine. Il relève complètement d'affaires intérieures de la Chine que les autorités compétentes chinoises gèrent les questions concernées en vertu des lois. Aucun pays ou organisation étranger n'a le droit de s'y ingérer. La politique fondamentale d'ouverture sur l'extérieur de la Chine n'a pas changé et ne changera pas. Nous souhaitons toujours la bienvenue aux médias et journalistes de tous les pays pour réaliser des interviews et des reportages en Chine conformément aux lois et règlements, et continuerons de leur offrir des facilités et concours. Ce à quoi nous nous opposons, ce sont les préjugés idéologiques contre la Chine, la fabrication de fausses nouvelles sous prétexte de la liberté de presse et les comportements qui enfreignent l'éthique professionnelle du journalisme.

Concernant les Jeux Olympiques d'hiver de Beijing, je peux vous dire que les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2022 à Beijing constituent une autre contribution importante de la Chine au Mouvement olympique international. Actuellement, les préparatifs des Jeux Olympiques d'hiver de Beijing avancent sans à-coup, ce qui est hautement reconnu par la communauté internationale. Les amateurs de sports d'hiver du monde entier ont hâte de participer aux Jeux Olympiques d'hiver de Beijing. Nous sommes fermement convaincus que grâce aux efforts de toutes les parties, les Jeux Olympiques d'hiver de 2022 à Beijing seront un événement olympique simple, sûr et merveilleux.

TASS : Si la Chine ne reconnaît ni le FCCC ni son rapport, la partie chinoise mènera-t-elle une enquête sur les conditions de travail des journalistes étrangers en Chine pour publier un rapport concerné ?

Wang Wenbin : Nous maintenons toujours des communications et échanges étroits avec les journalistes étrangers en Chine et leur apportons tout le temps des facilités et concours dans leur travail conformément aux lois et règlements en Chine. Nous continuerons de le faire dans le futur.

Reuters : Aujourd'hui, l'Ambassadrice britannique en Chine Caroline Wilson a publié un article déclarant que les médias étrangers « surveillaient » à la fois leur propre gouvernement et le gouvernement chinois, au lieu de viser uniquement la Chine. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Wang Wenbin : En ce qui concerne l'article de l'Ambassadrice Caroline Wilson, je vous propose de poser la question à elle-même.

Ce que je veux dire, c'est que la chose la plus importante pour juger un média est de voir si ses reportages sont conformes à la déontologie du journalisme, à l'objectivité et à l'impartialité.

Les faits sont bien clairs : certains médias britanniques n'ont pas défendu une position juste, ont tracé des lignes idéologiques et fabriqué de fausses nouvelles dans leurs reportages sur la Chine.

La Chine est toujours ouverte et accueillante pour les journalistes étrangers qui font des reportages en Chine, y compris les médias britanniques, en facilitant leur travail et leur vie en Chine. Ce à quoi la Chine s'oppose, ce sont les préjugés idéologiques, la fabrication de fausses nouvelles sous prétexte de la prétendue liberté de la presse et les comportements qui enfreignent l'éthique professionnelle du journalisme.

Je tiens également à souligner que le gouvernement chinois encourage les médias à participer à la supervision de l'opinion publique conformément à la loi, à protéger les droits et intérêts légaux du personnel dans le milieu de la presse et à protéger les droits de propriété intellectuelle des organisations de presse et d'édition.

Bloomberg : Selon des reportages, une panne de courant géante s'est produite à Mumbai, ville indienne, en octobre dernier. La Chine et l'Inde ont-elles eu des communications là-dessus ? La partie indienne a déclaré que la coupure d'électricité pouvait être entraînée par une cyberattaque mais a refusé de faire des commentaires sur la source de la cyberattaque. Selon le reportage d'hier du New York Times, la panne d'électricité en Inde pouvait être causée par une cyberattaque de la partie chinoise. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Hier, j'ai déjà répondu à une question similaire. Nous espérons que les parties concernées respecteront les faits et éviteront de se laisser duper par des rumeurs injustifiées et biaisées.

Le Quotidien du Peuple : Ces derniers jours, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté unanimement une résolution demandant à maintenir un accès équitable aux vaccins contre la COVID-19. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : Le Conseil de Sécurité a récemment adopté par consensus une résolution sur les vaccins contre la COVID-19, appelant à une coopération internationale renforcée en matière de vaccins pour garantir un accès équitable aux vaccins abordables en faveur de tous les pays et régions du monde, y compris les régions touchées par des conflits et l'instabilité. Cela a démontré le rôle du Conseil de Sécurité et la Chine s'en félicite.

La Chine met toujours en pratique la déclaration importante du Président Xi Jinping de faire des vaccins un bien public mondial par des actions concrètes. Nous avons été parmi les premiers à adhérer au Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) de l'OMS, et menons activement une coopération avec plus de 10 pays dans la recherche et le développement de vaccins. Nous avons rejoint le mécanisme COVAX et y avons apporté un soutien. Tout cela est pour favoriser une distribution équitable des vaccins. À la demande de l'OMS, la Chine a décidé de fournir d'abord 10 millions de doses de vaccins chinois au mécanisme COVAX pour répondre aux besoins urgents des pays en développement. La Chine a décidé de participer à l'initiative du Groupe des amis pour la vaccination des Casques bleus et de leur faire don de vaccins. La Chine continuera de travailler ensemble avec les autres parties à renforcer la coopération dans des domaines tels que les vaccins, la prévention et le contrôle, et à encourager la construction d'une communauté de santé pour tous, en vue de remporter la victoire finale de la lutte mondiale contre la COVID-19 !

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