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Des initiatives pour réduire le fossé
2014/07/02

Les échanges commerciaux entre le Maroc et la Chine sont marqués par un déficit commercial chronique. Pour y remédier, les responsables des deux pays s'engagent à préparer un partenariat stratégique et accroîre les investissements chinois dans le Royaume.

Tout porte à croire que les relations économiques entre le Maroc et la Chine accèderont à un nouveau palier dans les années à venir. Certes, l'idée d'un accord de libre-échange entre les deux pays, qui a été avancée l'année dernière, ne semble pas encore réunir les ingrédients de sa réussite, mais les deux pays ont des marges im-portantes à explorer dans leurs relations commerciales et d'in-vestissement. Les responsables des deux pays se sont, en effet, engagés à préparer un partena-riat stratégique, lors de la visite officielle effectuée au Maroc en décembre dernier par Wang Yi, ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine.

Un tel partenariat devra certaine-ment juguler un tant soit peu le déséquilibre commercial entre les deux pays et accroîre les investis-sements chinois au Maroc.
En fait, ces échanges font ressortir un déficit commercial chronique très élevé à la faveur évidemment de la Chine.

Ainsi, alors que le Maroc a im-porté de ce pays 26,3 milliards de DH en 2013, en hausse de 2,83%, il n'y a exporté que pour moins de 3 milliards, en hausse toutefois de près de 21%, selon les chiffres de l'Office des changes. Les importa-tions du Maroc de ce pays repré-sentent 7% de l'ensemble de ses importations et ses exportations vers la Chine pèsent à peine 2% de ses exportations globales. Le déficit commercial en défaveur du Maroc ressort à 23,4 milliards et le taux de couverture des impor-tations par les exportations à 11%. La Chine occupe ainsi le premier rang en 2013 des pays à l'origine du déficit commercial du Maroc, devant l'Arabie saoudite (-22,9 milliards) et les États-Unis (-20,7 milliards).

Les deux pays ont également un défi à relever concernant les inves-tissements. En effet, alors que la Chine est l'un des grands investis-seurs en Afrique, le Maroc n'attire qu'une petite part de ces flux.

Pour remédier à cette faiblesse, le Royaume compte mettre l'ac-cent sur cet aspect dans leur futur partenariat stratégique. Pour leur part, les responsables chinois se montrent conscients de cette né-cessité et s'engagent à accélérer les investissements chinois au Maroc, notamment en contribuant aux différents programmes d'infras-tructure du pays.

De même, ils comptent pro-mouvoir la coopération dans les secteurs traditionnels comme les phosphates, les pêches maritimes, et les ressources minières, comme l'a exprimé le ministre chinois lors de sa visite au Maroc à la fin de l'année dernière.

source: Le Matin

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